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J’ai lu avec attention votre grief à l’égard de l’épouse du chef de l’Etat. A la lecture de ce papier, fidèle à ma conception de rétablir une certaine vérité pas dans une volonté de contredire ni de polémiquer, mais pour vous rappeler des faits de ce que vous reprochez un peu à la Première dame pour ses œuvres sociales, je voudrais à l’entame vous rappeler, vous aussi, que vous avez eu à œuvrer dans une œuvre sociale grandiose.
Vous l’avez certainement oublié, mais j’étais à vos côtés en 1992 avec le général Lamine Cissé, ancien Cemga et ancien ministre de l’Intérieur, à l’époque colonel et avec un autre ami Youssou Ndour, initiateur du projet. Quand je dis que vous aussi, vous avez un grand cœur, c’est parce qu’avec votre titre de ministre des Finances de Abdou Diouf, j’étais avec vous au stade de l’Amitié pour le concert de soutien à la lutte pour la libération de Nelson Mandela.
Nous tous avions donné à l’époque notre cœur et nos poches pour ceux qui en avaient la possibilité d’accompagner Youssou Ndour dans la campagne mondiale de sensibilisation contre l’incarcération de Nelson Mandela devant 100 mille personnes et le moment de le faire. En tant que ministre des Finances de Abdou Diouf, vous avez vendu et déchiré des tickets, habillé en jeans, svp pour la circonstance, pour une solidarité avec l’ancien dirigeant de l’Anc. Vous êtes resté au stade de l’Amitié jusqu’à 6 heures du matin. Vous n’avez pas imaginé ce jour-là le capital sympathie que les gens ont eu à votre égard.
Dire que vous n’avez pas un cœur, ce n’est pas connaître ce passage. Je m’en souviens en tant que chef d’entreprise et entrepreneur. J’ai participé en dons à travers l’impression d’une centaine de milliers d’affiches et de billets pour 100 mille spectateurs. Je ne me rappelle plus du coût, mais je m’étais investi pour une noble cause.
Quand je le faisais, c’était à la demande de Youssou Ndour. Pourtant, je n’ai jamais reçu un marché pour m’engager dans une telle cause de la part de Youssou Ndour. En plus, il n’en avait pas. Franchement, j’étais mieux nanti que lui à l’époque, mais pas aujourd’hui.
M. le président Moussa Touré, je continue de saluer, tout comme à l’époque, votre disponibilité en tant que ministre et la présence du général Lamine Cissé. Je peux vous dire que c’est ce même cœur que la 1ère dame déploie avec sa posture d’épouse de chef de l’Etat. Plutôt d’être entre quatre avions comme la plupart des épouses de chefs d’Etat, qu’elle veut faire et doit l’humanitaire autour de sa personne, c’est à encourager.
J’ai rappelé dans un précédent papier le rôle de ses devancières. Je ne me souviens pas Moussa, malgré mes rapports avec Mme Abdou Diouf, où cette dernière est intervenue pour que j’obtienne des marchés.
Pourtant, j’ai financé les activités de sa Fondation jusqu’à son départ du Palais, elle peut en témoigner. J’ai été aussi témoin et vous aussi, j’en suis sûr de l’engagement de beaucoup de mécènes qui se déployaient pour construire des œuvres grandioses comme des maternités pour la Fondation de Mme Abdou Diouf. Ils l’ont fait sans rien attendre de l’Etat ni d’elle.
J’en citerai un M. Fakhry des Savonneries Saf, car je ne vois pas qu’est-ce que M. Fakhry peut vendre comme savons à l’Etat. Je citerai Bara Tall qui est dans les routes. Un fils du pays qui a accepté de financier une maternité à Thiès. Bon, où est le problème si on lui a donné un marché de route. Si ce n’est pas lui, c’est Aliou Sow, ou notre frère adoptif Gérard Sénac d’Eiffage.
Je pense et je dois donner, si vous me le permettez Moussa, d’autres faits dont j’ai été témoin. Revenant de Thiès, j’ai assisté en direct à un accident d’un «car rapide» qui s’est renversé avec près de 3 morts dont le chauffeur et plus d’une vingtaine de blessés graves en 1997. Il était 2 heures du matin. C’est moi qui ai alerté la gendarmerie de Rufisque et appelé les sapeurs-pompiers. A l’époque, les pompiers n’étaient pas bien équipés comme aujourd’hui. Le colonel Ouattara est un témoin oculaire.
C’est au niveau de la Patte d’Oie que j’ai rencontré l’une des rares ambulances des sapeurs-pompiers là où il devait y avoir une dizaine pour intervenir sur les lieux de l’accident. J’ai décidé alors d’offrir une ambulance neuve équipée aux sapeurs-pompiers et les clés remises au colonel Fall lors d’une cérémonie à la caserne Malick Sy.
Les sapeurs-pompiers avaient décidé ce jour-là de faire de moi un «sapeur d’honneur». Pour­tant Moussa, je n’ai jamais bénéficié d’un marché des pompiers, ni avant ni pendant ni après. C’est là où je ne comprends pas l’attaque sur la Première dame qui veut aider son prochain et pour aider Moussa, ou c’est la caisse de l’Etat, ou par des dons, et un don n’est pas interdit, au contraire, peu importe d’où il vient pourvu qu’il soit licite. Elle est bien dans son rôle. Si elle ne faisait pas cela, il en y aurait une explosion de mécontentement autour de sa personne, à commencer par moi-même. Je pense que cela mérite d’être souligné.
Quand quelqu’un veut faire de la zakat, il peut aussi passer par la fondation, où est le problème. La 1ère dame est dans son rôle. Il n’y a rien d’extravagant dans ce qu’elle fait. Pourquoi on lui fait un mauvais procès gratuitement sans mobile apparent ?
Mme Diouf a fait beaucoup de biens, elle est partie. Cela fait plus de 15 ans et les maternités créées fonctionnent en plein régime, les actions réalisées pour aider certaines personnes sont racontées dans des moments d’histoire.
Voilà cher frère, une petite mise au point que vous prendrez sportivement, j’en suis sûr.

Pt Baba TANDIAN

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