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Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Guillaume Soro peut compter sur le soutien du leader du parti Forces démocratiques du Sénégal (Fds). A travers une lettre, Babacar Diop accuse Alassane Ouattara d’user des mêmes pratiques que Macky Sall pour écarter des adversaires politiques.

Guillaume Soro est sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la justice ivoirienne depuis le 23 décembre dernier pour tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat. Un acte que dénonce Babacar Diop, secrétaire général du parti Forces démocratiques du Sénégal (Fds). Dans une lettre adressée à l’opposant ivoirien, en exil à Paris, M. Diop souligne que le régime du Président Alassane Ouattara est en train d’user des mêmes pratiques que son homologue sénégalais Macky Sall.
«Les accusations proférées contre vous (Soro) par le régime de Alassane Ouattara rappellent celles du régime de Macky Sall, au Sénégal, contre Khalifa Sall et Karim Wade. Ces deux candidats sérieux ont été injustement écartés de la course à la Présidentielle de 2019. Nous avons à présent des gouvernants qui ont choisi de se replier dans des réflexes autocratiques et n’ont cure de la misère de leur Peuple et de la paix sociale. Ils musellent la presse, interdisent les manifestations pacifiques et les répriment souvent avec l’usage excessif de la force policière», a-t-il dénoncé.
Toujours à propos de Guil­laume Soro, ancien chef rebelle et candidat déclaré à la Présidentielle du 31 octobre 2020, Babacar Diop se demande «comment un homme si jeune, qui a été dirigeant de Fédé­ration estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), Premier ministre de la Côte d’ivoire de 2007 à 2012, et président de l’Assemblée nationale jusqu’au début de cette année, pourrait-il s’insurger contre l’Etat, alors qu’il a toutes les chances d’arriver au pouvoir de manière démocratique ?»
Pour le leader de Fds, les accusations contre Soro relèvent d’une «manœuvre politique» pour le mettre hors course à la prochaine élection présidentielle. «Notre surprise est d’autant plus grande que ceux qui ont proféré ces accusations agissent sous la caution de Alassane Ouattara qui, lui-même, a souffert de l’exil et pour qui le Peuple ivoirien s’est tenu débout pour le soutenir lorsqu’il a été victime de bannissement de sa candidature à la Présidentielle de 2000», a rappelé Babacar Diop pour qui l’actuel Président ivoirien a choisi de «piétiner délibérément les principes les plus basiques de la démocratie». L’ancien responsable socialiste appelle sa génération à «ne pas être spectatrice de la marche du continent vers le déluge».

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