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Babacar Diop se méfie des «politiques classiques». Pour le leader de Fds, parmi eux il y en a qui sont «l’incarnation du système», et d’autres qui en sont «les produits». Mais eux se considèrent «victimes» de ce système. Voilà pourquoi lui et ses camarades proposent des ruptures qui seront couchées dans un livre-programme.

Un autre combattant du système. Babacar Diop, qui a inauguré samedi le siège de son parti Kër Guelwaar, n’est pas loin de Ousmane Sonko. Du moins dans «Notre projet pour le Sénégal», le discours qu’il a servi à cette occasion, en présence d’ailleurs de proches ou anciens proches du leader de Pastef comme Guy Marius Sagna. Le leader de Forces démocratiques du Sénégal (Fds) qui avait soutenu Idrissa Seck à la dernière Présidentielle ne s’identifie pas aux «politiciens professionnels». «Nous sommes impliqués dans les luttes politiques et sociales de notre pays depuis que nous étions au collège. C’est pourquoi notre parcours est différent de celui des hommes politiques classiques qui doivent leur position à la haute Administration qu’ils ont fréquentée ou aux fonctions ministérielles qu’ils ont occupées dans ce pays. Les uns sont l’incarnation du système, les autres sont les produits du système, tandis que nous représentons les victimes de ce système», a-t-il expliqué à l’endroit de ses «chers compatriotes». M. Diop croit aux hommes et femmes qui, aujourd’hui, font souffler un «vent nouveau sur notre démocratie». Babacar Diop veut une rupture qui passera par une nouvelle façon de s’opposer. «Notre ambition est de construire une nouvelle majorité politique et sociale afin de bâtir un Sénégal nouveau. Il s’agit désormais de sortir d’une stratégie d’opposition classique pour une autre de construction d’un ordre nouveau. Nous avons pour ambition de construire une alternative radicale et démocratique», a-t-il ajouté. Mais dans son projet, Fds entend «rompre avec la culture du ‘’parti machine électorale’’ qui assure sa survie par le clientélisme, le népotisme et la corruption». A la place, cette formation «se veut un ‘’corps de serviteurs publics’’, engagé avec dévouement à servir l’intérêt de la communauté».

Un livre-programme en gestation
Babacar Diop annonce d’ailleurs «un livre-programme» qu’il est en train d’écrire avec des universitaires et des experts «d’ici et de la diaspora» et dans lequel il couchera sa vision du Sénégal. «Notre offre de programme s’adossera fondamentalement au concept majeur de développement durable. Il s’agit d’élaborer une nouvelle conception du progrès humain qui permet de ‘’satisfaire les besoins du présent sans compromettre la vie et la capacité des générations futures’’, pour reprendre les termes du Rap­port Brundtland», souligne-t-il. Et de toute façon, estime-t-il, «l’enjeu réside dans une équité à la fois intra et intergénérationnelle».

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