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Babacar Diop a lancé son parti politique, samedi lors d’un congrès constitutif au Théâtre Daniel Sorano, en présence de leaders politiques comme Idrissa Seck et Aliou Sow. Jeunesse pour la démocratie et le socialisme devient ainsi Forces démocratiques sénégalaises  et mise sur la jeunesse pour une «révolution politique et pacifique».

Quels sont vos projets politiques ?
Notre projet politique, c’est de construire un mouvement populaire, démocratique, progressiste, capable d’aller à la conquête du pouvoir avec la nouvelle génération qui portera surtout une alternative politique. En effet, aujourd’hui, l’enjeu n’est plus de construire des alternances, parce que nous avons eu depuis 2000 deux alternances, mais sans alternatives. Donc, je veux discuter avec la jeune génération, les forces nouvelles, les femmes, tous ceux qui sont exclus du système, tous ceux qui sont victimes du système parce qu’aujourd’hui nous avons affaire à un Président, à un système politique en place depuis la crise de 1962.

Quelles sont vos relations avec Idrissa Seck qui a assisté à votre congrès ?
Idrissa Seck est un invité comme un autre. Il n’est pas le seul. Il y a d’autres invités comme Malick Ndiaye qui étaient dans la salle. Nous avons envoyé des invitations un peu partout et je pense que Idrissa Seck a eu l’élégance et l’humilité de venir répondre à notre invitation, c’est tout !

Y a-t-il une possibilité d’alliance entre vous et Idrissa Seck ?
Je n’exclus rien en politique. Je suis en train de construire une alternative politique et s’il montre qu’il a appris de ses erreurs du passé, s’il accepte de faire le bilan du Pds, d’assumer sa responsabilité, je n’exclus rien. Lorsque j’étais au Ps, je disais que je ne suis ni pro-Tanor ni pro-Khalifa. Alors, je ne veux pas être un pro-Idrissa Seck, mais un pro-Sénégal. Je ne m’aligne pas derrière des gens, mais derrière un projet politique.

Quelle est votre stratégie politique ?
Dans les semaines à venir, nous élaborerons notre stratégie. Depuis que nous avons quitté le Parti socialiste le 30 octobre 2017, nous avons mis en place une commission scientifique dirigée par des universitaires un peu partout dans le monde. Je vous donne rendez-vous dans 15 jours. Mais nous allons d’abord publier notre Manifeste  parce que quand on crée un mouvement, il faut être en mesure d’avoir un projet politique. Nous allons donc éditer ce projet que nous allons partager.

Que pensez-vous du système de parrainage des candidats à la Présidentielle ? 
C’est un recul politique. Aujourd’hui nous avons une démocratie sans opposition. Quand, dans un pays où l’on vote depuis plusieurs siècles, nous avons des prisonniers politiques, c’est regrettable. Mais tout n’est pas pourri et je pense que la jeunesse fera face à cela.

Dans votre discours, vous avez parlé de la place «Tahrir». Est-ce un appel à la révolution comme le Printemps arabe ?
J’appelle à une révolution démocratique, politique, pacifique. La révolution est d’abord culturelle. Il s’agit de changer les choses et d’ouvrir un nouveau paradigme politique.

Quelle est votre idéologie politique ?
Nous sommes un mouvement de gauche, progressiste, patriotique, nationale et populaire.
Etes-vous candidat à la prochaine Présidentielle ?  
Je n’exclus rien !

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