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Babacar Diop ne lâche pas. Sorti de prison à la faveur d’une liberté provisoire, le leader de Forces démocratiques du Sénégal (Fds) estime que les emprisonnements «arbitraires sont devenus pour Macky Sall le seul moyen de neutraliser ses adversaires politiques». Il dénonce une justice «aux ordres du pouvoir politique», constate que «notre démocratie est en danger» et promet que «la lutte pour la libération de notre Peuple ne fait que commencer». En conférence de presse hier, au siège d’Amnesty Sénégal, M. Diop qui a été arrêté en même temps que Guy Marius Sagna et Cie pour avoir manifesté devant le Palais présidentiel contre la hausse du prix de l’électricité considère que «la Senelec en soi est un énorme scandale». Il se veut clair : «Nous ne sommes pas prêts à payer un seul franc de plus.» Babacar Diop promet que les prochaines mobilisations du Collectif Noo lank seront l’occasion de montrer au gouvernement leur «détermination sans faille». Et déjà, le vendredi 10 janvier a été retenu pour manifester dans les rues de Dakar. «Ainsi, le gouvernement comprendra qu’il est là pour se mettre au service du Peuple dont la volonté et les aspirations à de meilleures conditions de vie doivent être considérées comme sacrées», avertit le secrétaire général de Fds.

«J’ai été agressé de manière lâche et sauvage par des gardes pénitentiaires»
Babacar Diop est également revenu sur son «agression» par des gardes pénitentiaires le jour de sa libération. Une information démentie plus tard par l’Administration pénitentiaire. Mais dans son récit des conditions terribles de détention, il persiste et signe qu’il a été agressé dans la matinée du 20 décembre de manière «lâche et sauvage». «En ce qui me concerne personnellement, je dois vous dire que j’ai subi la violence des gardes pénitentiaires à deux reprises. Arrêtés le vendredi 29 novembre 2019, nous avons été placés sous mandat de dépôt le mercredi 4 décembre 2019. Je suis arrivé à la maison d’arrêt de Rebeuss vers 19h 30 mn. J’ai été agressé par deux agents de l’Administration pénitentiaire qui m’ont accueilli en disant : ’’Ici c’est Rebeuss, toi tu passes ton temps à la télé. Tu parles trop. Tu vas voir’’».

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