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Babacar Diop est sorti de l’hôpital dans la matinée d’hier. La veille, le secrétaire général de Forces démocratiques du Séné­gal (Fds) a écrit aux Sénégalais après sa mise en liberté provisoire vendredi. Il était arrêté avec Guy Marius Sagna et 7 jeunes activistes devant les grilles du Palais dans le cadre d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité le 29 novembre dernier. M. Diop a réaffirmé sa «solidarité indéfectible» à Guy Marius Sa­gna, Fallou Gallas Seck et Ous­mane Sarr qui «sont restés arbitrairement» en prison. «Tant qu’ils ne seront pas libérés, il n’y aura pas de stabilité dans ce pays», a-t-il menacé dans une lettre.
Après cette épreuve, l’ancien responsable socialiste est convaincu qu’«en vérité, nous sommes à la veille d’une révolution démocratique, citoyenne et culturelle». Pour Babacar Diop, rien ne peut retenir un Peuple «debout et déterminé à conquérir sa dignité». Pour lui, ces jeunes qui manifestent depuis quelques jours dans les rues «aspirent à un nouveau mode de gouvernance fondé sur la transparence, le respect des droits humains et la justice sociale». De là, le Sg de Fds fait retenir que les lumières de l’espoir naissent dans les «entrailles d’un Peuple qui refuse et se révolte contre les injustices de toutes sortes». Donc, a-t-il ajouté, il appartient au Peuple sénégalais de «construire des alternatives dans son milieu de vie». L’enseignant au Dépar­tement de philosophie de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) se dit «profondément atteint» par la vague de solidarité exprimée par le Saes, le Sudes, les partis politiques, la Société civile, la diaspora entre autres pour exiger sa libération.

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