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«Nous sommes entrés dans le mouvement à partir du 29 mai quand le campus universitaire a été envahi, en violation flagrante de la loi. Nous nous sommes sentis concernés en disant que si pour les étudiants qui revendiquent un, cent millions puissent être poursuivis comme ça, et face aux travailleurs qui revendiquent des milliards. Donc nous sommes venus en secours des étudiants en déclenchant une grève générale. Bien sûr, on a discuté avec le gouvernement. Ils nous ont dit que ça ne nous regarde pas. Nous avons décidé une grève générale. Et c’est au cours de celle-ci que la Bourse du travail a été envahie. L’Etat a arrêté certains responsables. Nous sommes envoyés à Dodji qui se trouve entre Matam et Linguère. C’est un lieu désertique. Alors, c’est là que nous avons été envoyés, des responsables syndicaux. Nous avons passé trois jours là-bas dans des conditions lamentables. Un Tribunal spécial était créé. Et il (Senghor) commençait à nous menacer de peine de mort et tout en disant que nous sommes en relation avec l’extérieur. Après négociations, on a été libéré. Nous avons mis la pression pour qu’on libère aussi les étudiants. Donc, nous nous sommes rencontrés avec le gouvernement le 12 juin pour régler le définitivement problème des revendications des travailleurs. Et nous avons fait pression pour que le gouvernement rencontre les étudiants. Et cette rencontre a eu lieu, je crois, en septembre. Nous avons eu satisfaction d’une partie de nos revendications : l’augmentation du Smic, le quota qu’on donnait pour les Hlm par le gouvernement a été supprimé…»

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