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Les réformes faites par les autorités dans le système éducatif ne parviennent toujours pas à donner de meilleurs résultats au Bac. Cette année, le taux de réussite (37,65%) est encore faible. Une hausse de 2%  par rapport à l’année dernière où il était de 35%. Mais  il y a lieu de s’inquiéter si dans un système on n’arrive pas à atteindre au moins 50% de taux d’admission pour un examen aussi important que le Baccalauréat.

Pendant qu’en France on crie au scandale avec un taux de réussite de 88,1% au Bac, au Sénégal on peine toujours à atteindre un taux de 50%. Cette année encore les résultats ne sont pas fameux. Les résultats du Bac général et du Bac technique confondus n’ont enregistré qu’un taux de réussite de 37,65%. Certes il y a une légère hausse de 2% par rapport au taux de réussite de 2018 qui était de 35%, mais il reste en deçà des attentes. Ce taux de réussite affiché au final ne devrait pas suspendre parce que les résultats au premier tour du Bac général avaient déjà annoncé la couleur avec seulement 14,94%. Il faut préciser que le Baccalauréat technique tenu au mois de juin avait enregistré un taux d’admission de 56,7% sur 3740 inscrits. Un léger mieux si ces résultats sont comparés à ceux obtenus avec le Bac général qui englobe l’essentiel des candidats. Ces résultats encore faibles doivent interpeller tous les acteurs du système. Cela d’autant plus que cette année il y n’y a pas eu de perturbations comme ce fut le cas lors des années précédentes avec les grèves des syndicats d’enseignants. Mais aussi du fait que c’est la raison qui est souvent avancée pour expliquer cet échec. D’ailleurs, à chaque fois il est déploré le quantum horaire qui n’est pas atteint. Cette année, il faudra trouver d’autres raisons pour expliquer ces résultats catastrophiques au Bac.
D’ailleurs, il ne faudrait pas se limiter seulement aux résultats du Bac, il faudra aller plus loin pour voir ce qui ne marche pas dans ce système où le niveau des élèves ne cesse de baisser. Ce, malgré les réformes qui ont été entamées par le ministère de l’Education nationale depuis des années. Récemment en Conseil des ministres, le président de la République avait évoqué l’urgence d’évaluer la mise en œuvre des recommandations des assises de l’éducation nationale et de la formation tenues en 2015. Cette évaluation sera une belle occasion si elle est faite de trouver des explications à ce taux d’échec élevé pour un pays qui veut faire du capital humain la clé de son émergence. L’enquête qui sera menée sans complaisance et avec sérieux pourra peut-être dire pourquoi on ne parvient toujours pas à atteindre au moins un taux de 50% de réussite au Bac.
dkane@lequotidien.sn

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