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Le budget 2017 du ministère de l’Industrie et des mines est estimé à 4 milliards 366 millions 128 mille 460 francs Cfa contre 9 milliards 237 millions 219 mille 348 mille 320 francs Cfa, soit une baisse de 4 milliards 871 millions 219 mille 860 francs Cfa. Cette situation s’explique par la suppression de plusieurs projets et programmes en cours (projets de construction, projets de promotion des filières agroalimentaires) et une réévaluation à la baisse des budgets de certains programmes. Devant le ministre de l’Industrie et des mines dans le cadre du vote de son budget, les députés ont profondément déploré cette baisse. Cette incompréhension de la représentation nationale résulte du fait qu’après l’adoption du nouveau Code minier, elle s’attendait à un renforcement des moyens dudit ministère pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le développement économique du Sénégal.
En réponse, le ministre Aly Ngouille Ndiaye a fait remarquer que cette forte baisse concerne principalement les dépenses d’investissement relatives, en particulier, aux plateformes industrielles. «L’Etat a effectué des investissements important au cours des deux dernières années pour un montant total de 25 milliards avec la construction de la première phase du parc industriel de Diamniadio. Pour l’année en cours, du fait de la rareté des ressources, il a fallu procéder à des arbitrages et mettre en place une nouvelle programmation des dépenses», justifie Aly Ngouille Ndiaye, précisant toutefois, que ses projets concernés ne sont pas abandonnés. Par ailleurs, le ministre a également, insisté sur les mesures prises par le gouvernement pour l’organisation de l’orpaillage au Sénégal. Il s’agit de la prise d’arrêtés portant organisation de la profession avec délivrance de cartes d’orpailleurs professionnelles, la création de couloirs d’orpaillage, qui est passé de 17 en 2014 à 20 en 2015 et du renforcement du dispositif de contrôle et de surveillance.
En ce qui concerne l’approvisionnement des bijoutiers en or, un accord a été établi avec Sabadola pour qu’elle leur vende une partie du produit. Mais, souligne le ministre, depuis 2 ans, «la situation n’a pas évolué du fait que les bijoutiers n’ont pas encore répondu à l’exigence de communiquer la quantité d’or dont ils ont besoin». D’après M. Ndiaye, les bijoutiers «ne jouent pas le jeu en ce qui concerne le reversement de la Tva».

bgdiop@lequotidien.sn

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