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Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), qui vient de rendre publics les résultats de la quatrième phase de l’Enquête démographique de la santé (Eds), pour la première fois le nombre d’enfants par femme qui stagnait depuis 10 ans à 5 a enregistré une baisse. D’après les auteurs de cette enquête, on est aujourd’hui à 4,7 enfants par femme en âge de procréer. Des progrès sont aussi réalisés dans le domaine de la mortalité infantile et juvénile et la planification familiale.

Des progrès sont réalisés dans le domaine de la mortalité infantile et juvénile, la planification familiale, la baisse de la fécondité. C’est ce que montrent les résultats de la quatrième phase de l’Enquête démographique de la santé (Eds) menée par l’Agence nationale de statistique et de démographie de 2016 (Ansd). Selon cette étude, il a été constaté une baisse continue de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. «La mortalité chez les moins d’un an est passée de 43 pour mille à 36 pour mille entre 2012-2013 et 2016 et celle infanto-juvénile (chez les moins de cinq ans) est passée de 65 pour mille entre 2012-2013 à 51 en 2016», a-t-on informé. Ces résultats enregistrés font dire au directeur de l’Ansd qu’il y a énormément d’efforts qui ont été faits. Selon Aboubacar Sédikh Bèye «en 10 ans nous avons déjà gagné 20 points». Autre progrès réalisé, c’est la baisse de la fécondité. D’après les auteurs de cette enquête, le nombre d’enfants par femme, qui stagnait à 5 ces dix dernières années, commence à descendre. A les en croire, ce nombre est passé en dessous de 5. «De 5,3 enfants par femme en 2012-2013, on est à 4,7 en 2016», a-t-on fait savoir. Se réjouissant de ces progrès, M. Bèye souligne que «c’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer». «On est parti de 6,4 en 1986, il y avait eu beaucoup de progrès jusqu’en 2010, on arrivait plus à descendre la barre des 5 enfants par femme, l’enquête de cette année montre qu’on est à 4, 7 enfants par femme», a-t-il dit. Outre la baisse de la mortalité infantile et la fécondité, l’enquête a révélé que l’utilisation des méthodes con­traceptives modernes par les femmes mariées continue d’augmenter. «Elle est passée de 10% parmi les femmes en union en 2005 à 16% en 2012-2013 et à 23% en 2016. Les injectables et la pilule sont les méthodes contraceptives les plus utilisées», a-t-on rapporté.
Si des progrès sont notés dans ces domaines, des insuffisances demeurent dans d’autres. C’est le cas en ce qui concerne l’excision. D’après le Directeur général de l’Ansd, «on a à peu près 23% des femmes de 15 à 49 ans qui ont connu l’excision». A en croire M. Bèye, «4% de ces femmes subissent la forme la plus atroce». «Ce sont des choses sur lesquelles il faudra travailler», a-t-il dit.
Partenaires dans le cadre de la réalisation de cette enquête, le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) ont plaidé pour la pérennisation de cette enquête. Selon la représentante de l’Unfpa, «la pérennisation de l’Enquête démographique et de santé continue (Eds) ou un substitut adéquat du recensement général de l’agriculture, et les mécanismes et les structures de production de données doivent faire partie de tout plan d’émergence». Ainsi Mme Andréa Wojnar Diagne a appelé le gouvernement à renforcer «sa contribution financière à ces objectifs dont la réussite de l’émergence est fortement liée».
dkane@lequotidien.sn

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