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Pour réclamer la réhabilitation des routes et l’amélioration des conditions de vie des populations, les habitants du département de Bakel vont descendre aujourd’hui dans la rue pour manifester. Le Collectif de la grande marche citoyenne du département de Bakel appelle les populations à une grande mobilisation.

Les populations de Bakel en ont marre. Ce département situé à l’est du pays souffre d’un manque criard d’infrastructures, surtout routières. Parcourir la route Tamba-Bakel relève du parcours du combattant. L’état de ce corridor emprunté au quotidien par les camionneurs maliens est dans une situation chaotique. Dès la tombée des premières pluies, certaines parties sont coupées du reste du pays. Récemment, les images d’habitants traversant un marigot entre Bakel et le village de Kounghany, dans la commune de Ballou, ont fait le tour de la toile. Après la vague d’indignations sur le net, les populations passent à la vitesse supérieure.
Aujourd’hui, à l’appel du Collectif de la grande marche citoyenne du département de Bakel, les Bakélois vont battre le macadam «pour dénoncer la situation catastrophique des routes du département et les difficiles conditions de vie des populations». Cette marche de protestation qui aura comme point de départ la Place de l’Indépendance, rebaptisée Place Macky Sall, verra la participation de tous les villages, de Gandé à Ballou en passant par Yélingara, Galladé, Moudéry, Diawara, Manael, Tuabou, Kounghany, Golmy, Yaféra, Aroundou, sans oublier Sébou, Amadji, Ndjimbé. D’autres localités comme Kidira, Béllé, Sounthiou Fissa sont aussi attendues. Dans un communiqué, le collectif précise que «cette marche pacifique n’a aucune connotation politico-politicienne. Il s’agit d’un engagement citoyen qui interpelle tous les fils et filles du département de Bakel».
Dans la note, son coordonnateur, Boubou Diakhité, invite «toute la population à l’unité, la main dans la main, pour qu’ensemble nous changions cette situation d’abandon. Bakel ne mérite pas cela. Et nous avons décidé d’y mettre fin pour que ce département qui fait partie intégrante du Sénégal bénéficie de la part de l’Etat du même traitement que les autres localités en termes d’infrastructures».
Par ailleurs, il a lancé un appel particulier à tous les chefs de village, regroupés au sein du Collectif des chefs de village du département, mais aussi aux imams, les médias locaux et nationaux, les mouvements et associations de jeunes et de femmes, le groupement des trans­porteurs. «Bref, toutes les sensibilités motivées par l’intérêt général, la réhabilitation de nos routes et l’amélioration des conditions de vie des populations», conclut-il.
msakine@lequotidien.sn

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