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La montagne a accouché d’une souris. Emportant le coffre-fort de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) après l’avoir défoncé et malmené les vigiles de l’institution qui étaient de garde cette nuit, les malfaiteurs ont été surpris de ne retrouver dans ledit coffre-fort que des documents administratifs.
Moussa Niang, un des rescapés du braquage, explique. «Dans la nuit du vendredi au samedi dernier aux environs de 3 heures du matin, une bande de malfrats composée de 15 personnes a foulé le sol de l’Uadb en sautant au-dessus du portail de l’université. Ils nous ont malmenés avant de nous ligoter, histoire de nous tenir en respect. Puis, ils nous ont allongés par terre, comme dans un film d’action. Ils étaient tous encagoulés avec des foulards noirs ou blancs, d’autres portaient des masques. Ils parlaient tous pulaar et je pense qu’ils étaient âgés de 30 à 35 ans.»
Préposé à la garde du poste central, M. Niang poursuit : «Les malfaiteurs avaient des pistolets, des coupe-coupe, des barres de fer (race clou), des marteaux, des tournevis, bref ils détenaient toutes sortes d’armes. Les armes que nous avions ne pouvaient rien faire face à 15 personnes bien armées sans compter le fait qu’elles nous ont pris par surprise.» «Ils nous avaient demandé où se trouve la direction du Rectorat sinon ils allaient tous nous tuer. Nous leur avons répondu que nous sommes des nouveaux sur les lieux et nous ne connaissons pas où se situe le rectorat. Ainsi, ils nous ont suggéré de nous lever et de nous diriger vers le Rectorat car l’un d’entre eux avait dit qu’il le connaissait», raconte Moussa Niang. Qui renseigne encore : «Arrivés sur place, ils nous ont demandé si on était à la direction et nous avons répondu par l’affirmative. Quand ils ont ouvert la porte, par la suite, ils ont trouvé l’autre gardien et un étudiant qui surfaient sur le net. Ces derniers ont subi le même sort que nous.»
Dans la même veine, Moussa Niang ajoutera : «Ils nous ont fait allonger par terre et certains du groupe étaient assis sur nous et d’autres fouillaient dans les bureaux en défonçant toutes les portes. C’est ainsi qu’ils ont trouvé le coffre-fort avant de le défoncer. Six d’entre eux ont soulevé le coffre-fort tout en nous obligeant de les suivre et les autres étaient derrière nous.» M. Niang poursuit : «A quelques mètres de l’université derrière les chemins de fer, ils se sont éloignés de nous d’une quinzaine de mètres pour défoncer le coffre-fort. A leur grande surprise, ils n’ont pu trouver que des documents administratifs. Ainsi, ils ont commencé à se chamailler en décidant de retourner à l’université pour prendre le petit coffre-fort, car pour eux l’argent devrait s’y trouver. Puisque j’étais le plus âgé des otages, j’ai fait des efforts jusqu’à enlever les nœuds des cordes avec lesquelles ils m’avaient attaché en demandant aux autres de s’armer de courage en essayant de prendre la fuite car ils allaient nous égorger comme prévu s’ils revenaient. Nous avions pris la fuite en rangs dispersés et ils nous ont poursuivis. Heureusement nous avons échappé au pire.»
Au niveau du Rectorat, le maître des lieux renseigne : «Le coffre-fort a été retrouvé ainsi que les papiers administratifs le samedi (dernier) vers 16 heures à quelques mètres de l’établissement.»
Correspondante

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