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A l’instar des autres villes du pays, les autorités de la région de Diourbel ont célébré la 37ème édition de la Journée nationale de l’arbre à l’école élémentaire «Bambey 2». Cette cérémonie a servi de prétexte au ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, Dame Diop, pour rappeler les méfaits des changements environnementaux. Selon lui, ils font émerger de nouvelles maladies en rappelant que les activités de l’homme bouleversent la biodiversité. «La crise sanitaire internationale du coronavirus montre bien la menace que représentent les épidémies pour la santé humaine, ainsi que la stabilité sociale et l’économie mondiale. Et tout porte à croire que si l’on y prend garde, la fréquence de l’émergence de nouvelles maladies infectieuses et les pandémies pourrait augmenter dans les années à venir. A moins de nous unir davantage pour la reforestation», incite M. Diop ; d’où la pertinence du thème de cette édition de la Journée de l’arbre «Le reboisement : une stratégie de lutte contre les pandémies». Il ajoute : «Ce sont les activités humaines qui sont responsables de ces crises sanitaires comme le Covid-19 qui est une zoonose. Aussi, la fragmentation des forêts s’accroît et les risques de contact direct avec des organismes pathogènes potentiellement dangereux augmentent la probabilité de transmission de maladies entre l’homme et la faune.»
Cette vision est partagée par le chef de l’Inspection régionale des Eaux et forêts de Diourbel ((Iref), colonel Ndeury Diaw, qui souligne que «l’homme s’expose et prend le risque d’augmenter la propagation des zoonoses avec la perturbation du domaine vital des animaux sauvages». Il cite : «La fièvre à Ebola, et actualité oblige le Covid-19. Dans les 2 cas, c’est l’homme qui est venu trouver l’animal dans ses plus lointains retranchements pour le simple objectif souvent de l’appât du gain.» Selon lui, «l’explication est trouvée sur le lien entre déforestation et émergence de nouvelles épidémies». Il rappelle que la gestion des ressources naturelles et de l’environnement se conjugue à la première personne du pluriel. «Elle nécessite un engagement citoyen et une once d’humanisme», ajoute-t-il.
Il faut savoir que l’Iref de Diourbel a produit 496 mille plants. «Et, précise-t-il, avec l’ambition de réaliser 60 km de plantations linéaires et 450 ha de plantations massives.»

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