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Cheikh Oumar Hanne, Directeur Coud.

La bamboula de Ndioum a vécu. Le directeur du Coud, Monsieur Cheikh Oumar Hanne, a fait danser les Ndioumois sur un air endiablé du mbalax, avec la bénédiction de son mentor politique, le maire de Agnam Farba Ngom. Ce fut un véritable spectacle folklorique, teinté de «farberies» et autres discours dithyrambiques. Coût de l’opération, plus de 300 millions, dit-on.
Ainsi, l’organisateur du show de Ndioum, en faisant fi de l’orientation définie par le chef de l’Etat pour une République fondée sur l’éthique, a choqué plus d’un, du fait de cette bamboula organisée dans le simple dessein de combattre le coordonnateur du département de Podor.
Au-delà de la forte clameur de désapprobation de cette farce politique qui a fusé de partout, en commençant par la commune de Ndioum, cette attitude du directeur du Coud pose in fine le problème de l’éthique et de la responsabilité.
Comment peut-on, après avoir été épinglé par l’Ofnac et avoir occupé le devant de l’actualité pendant une période si récente, se permettre une telle gabegie pour un combat politique inutile et inopportun ?
On n’aide pas Macky Sall, en étalant une insolente opulence à la face des populations déshéritées qui souffrent des affres d’une mauvaise pluviométrie. Cette démarche est contre-productive et contraire à la politique définie par le président de la République en matière d’éthique et de bonne gouvernance.
Le directeur du Coud aurait mieux fait d’écouter les complaintes des étudiants qui, malgré l’effort incommensurable du gouvernement qui injecte des milliards dans l’espace universitaire, continuent d’exprimer leur mal vivre et parfois de façon violente. Quid des populations de Ndioum qui, depuis deux ans, peinent à s’adonner à la riziculture à cause d’un manque de moyens financiers ?
De plus, les militants et responsables politiques du département de Podor ont été sidérés d’entendre Monsieur Hanne déclarer dans sa conférence de presse d’après-show que «Abdoulaye Daouda Diallo n’a plus la légitimité politique au regard de la mobilisation observée à Ndioum».
Décidemment, le ridicule ne tue pas. Penser qu’une légitimité politique se décrète au gré d’une mobilisation de personnes payées et transportées à partir du département de Matam et de l’Université, c’est faire preuve d’une sous culture politique intolérable.
La légitimité politique s’acquiert au prix d’un engagement militant fait de sacrifice, de renoncement et de loyauté, autant de critères qui ont amené le Président Macky Sall à désigner Abdoulaye Daouda Diallo comme le coordonnateur Apr du département de Podor. Vouloir combattre ce fait revient à désavouer le président de la République. C’est là tout le sens de la démarche de Monsieur Hanne.
En s’autoproclamant «patron» du département, le tristement célèbre directeur du Coud oublie que durant toute la période où il combattait Macky Sall, en bénéficiant grassement des largesses que Wade octroyait alors à son ex-mentor Mamadou Diop Decroix, il y avait d’autres qui avaient cru au Président et qui avaient tout sacrifié pour le triomphe du «Yoonu yokkuté».
Ces vaillants combattants l’ont accueilli et ont fait preuve à son égard d’une générosité politique incontestable, en atteste le choix porté sur sa personne pour diriger la liste départementale aux dernières Législatives. Choix validé et porté par l’actuel coordonnateur que Monsieur Hanne cherche à détrôner. Quelle ingratitude ! Heureusement que l’écrasante majorité des militants qui sont venus renforcer l’Apr ne sont pas comme lui.
Cependant, malgré cette position politique confortable qui lui a été octroyée, Cheikh Oumar Hanne n’a pu obtenir à Ndioum qu’un score de 66% au moment où la moyenne départementale se situait à 74,13%. Pis encore, il a réussi la prouesse de classer sa commune au rang de 20ème sur les 22 communes et dernière sur les 19 communes contrôlées par l’Apr.
En se positionnant comme le pion de certains politiciens tapis dans l’ombre pour combattre le coordonnateur du département de Podor, Monsieur Hanne fait tomber les masques et à un vil prix.
Pourtant, l’actualité politique est riche d’un évènement qui mériterait d’être mis en exergue, car des experts internationaux viennent de saluer le remarquable travail abattu par l’ancien ministre de l’Intérieur, relativement à la fiabilité du fichier électoral. C’est cette victoire de la vérité électorale qui mérite d’être saluée plutôt que le nombrilisme et les positionnements politiques d’après 2019.
Le préalable et la mère des batailles, c’est de réélire Macky en 2019 dès le premier tour. Et cela passe par des actions de communication efficaces sur les réalisations du gouvernement et la massification du parti. Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, quant à lui, est véritablement dans le temps de l’action en inaugurant avec le président de la République des routes structurantes et en lançant de grands travaux de désenclavement dans les régions de Fatick et Kaolack. N’est-ce pas là le plus important ?
Tout le reste n’est que gesticulations et shows politiques inutiles.
Amadou SAM
Archiviste

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