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La destruction de maisons sur le Tf 10/43 R de Kounoune (Bam­bylor) est loin de laisser de marbre les propriétaires des maisons en question, qui comptent ester en justice. Ces derniers disent attendre de la part du service des Impôts et domaines des réponses à leurs nombreuses interrogations suite au passage des engins destructeurs.

C’est avec le cœur meurtri que les propriétaires  de maisons en construction sur le titre foncier 10/43 R sis aux abords de la centrale électrique de Kounoune (Bambylor) se sont présentés lundi devant les journalistes. Samedi dernier, les éléments de la Descos ont procédé à la destruction de leurs maisons, les plongeant dans un profond désarroi. «Les baux nous ont été délivrés depuis2008 et chaque année nous payons nos redevances annuelles au service des Impôts et domaines. Nous avons commencé à construire et le samedi on m’appelle pour me dire que la Descos est sur le terrain pour détruire nos maisons», a fait savoir Saliou Traoré, membre du collectif spontané qui compte «porter l’affaire devant la justice».
Revenant sur l’origine de leur acquisition datant d’une dizaine d’années, ces membres d’affirmer que le titre privé est une curatelle. «Le curateur est un démembrement du service des Impôts et domaine  et la Descos c’est aussi l’Etat. Donc, c’est l’Etat qui nous donne et qui nous prive sans la moindre notification. On aimerait bien comprendre», a lancé avec amertume une autre victime. Pour l’heure, le collectif dit s’en remettre à la justice. «On a fait le constat avec un huissier et nous comptons aller en justice pour tirer l’affaire au clair», a assuré Saliou Traoré. «Dans les contrats, il est fait mention que nous devions être interpellés en cas de contentieux mais rien n’a été fait en ce sens. Ils sont venus détruire sans nous donner aucune sommation», a-t-il  fait savoir.
Une vingtaine de maisons en construction ont été détruites, samedi dernier, sous le regard impuissant des propriétaires qui attendent des réponses à leurs nombreuses interrogations suite au passage des engins destructeurs. Ils ne savent même pas qui en est le commanditaire.
abndiaye@lequotidien.sn

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