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A Saint-Louis, le Président Macky Sall a lancé le Programme de réhabilitation de cinq aéroports régionaux pour un coût de 100 milliards de F Cfa. L’infrastructure prévue dans la vieille ville va intégrer l’exploitation des ressources gazières et pétrolières.

Au Nord, le Président Sall garde le cap pour la réfection des aéroports régionaux de Saint-Louis, Ourossogui-Matam, Zi­guin­chor, Tambacounda et Kédougou. Il avait annoncé un important programme de reconstruction de ces infrastructures pour un coût global de 100 milliards de F Cfa lors de l’inauguration de l’Aéroport international Blaise Diagne le 7 décembre 2017. Dans l’histoire de l’aviation civile, Saint-Louis était un symbole. «Saint-Louis mérite cette cérémonie, car elle fut témoin en 1927 du premier vol sans escale de Toulouse en France à Saint-Louis du Sénégal et de la signature en 1959 de la première convention de l’Asecna», rappelle le chef de l’Etat qui est encore dans l’euphorie du «succès» du Groupe consultatif de Paris. «C’est heureux que cette cérémonie se tienne quelques jours après le Club de Paris. Voilà une bonne entrée en matière, car nous sommes dans le temps de l’action. Nous avons construit des ponts et des routes et le bel aéroport Blaise Diagne qui a enregistré plus 2 millions de passagers. Nous avons intensifié le trafic entre Dakar et Ziguinchor. Nous avons mis en place Air Sénégal avec quatre avions et nous aurons deux autres Airbus qui nous permettront de densifier nos activités avant d’engager la desserte de l’international», avance M. Sall qui soutient que réseau aéroportuaire est le maillon faible du système de transport aérien. «Les aéroports n’ont pas fait l’objet de rénovation depuis plus de 10 ans, alors qu’un pays qui se veut émergent doit avoir des infrastructures aériennes dignes de ce nom. C’est ça l’ambition du gouvernement. La réhabilitation ne répond pas seulement au souci de transport rapide, mais aussi c’est un moyen de développer les secteurs économiques, mais également de l’enseignement supérieur et la santé», entonne le Président Sall. Il promet de doter ces villes «d’infrastructures aéroportuaires modernes». Celles de Saint-Louis et d’Ouros­sogui-Matam seront livrées en 2020. Alors que la réception des trois autres est prévue en 2022. Mais l’aéroport de Saint-Louis aura un autre rôle à assumer. «En vérité, tout cet aérodrome sera détruit et reconstruit pour donner place à un nouvel aéroport. Avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières et pétrolières suite à la signature avec la Mauritanie de la décision finale d’exploitation qui permettra à la compagnie d’engager les travaux, Saint-Louis connaîtra ainsi un regain d’activités qui nécessitera des déplacements rapides de tous les acteurs», explique M. Sall qui a demandé à l’entreprise tchèque Trancon de «faire preuve de diligence dans l’exécution des travaux et que toutes les entreprises sénégalaises engagées soient en mode fast track qui est la norme du Pse». A l’horizon, Cap Skirring, Kolda et Sédhiou, Linguère et Kaolack seront intégrées dans le Fonds de développement des infrastructures aéroportuaires (Fadia, inscrit dans le budget d’investissement 2019) «afin de permettre aux aéroports de financer eux-mêmes leur développement». D’un coût de 23 milliards de F Cfa, l’aérodrome de Saint-Louis aura une piste de 2 600 m x 45, permettant d’accueillir des avions de gros calibre. L’aérogare aura une superficie 3 000 m2 et sera doté d’un salon présidentiel.
Ce matin, le chef de l’Etat va procéder au lancement des travaux de requalification de la Place Faidherbe, de l’avenue Jean Mermoz prévus dans le cadre du Programme de développement touristique de Saint-Louis et de réhabilitation du réseau d’assainissement et des routes de l’île.
cndiongue@lequitidien.sn 

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