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Le collectif Noo lank a organisé une caravane hier à Guédiawaye et Pikine pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité et exiger la libération de Guy Marius Sagna et Cie. Une manifestation décentralisée, mais qui prépare celle du vendredi prochain à la Place de la Nation, annoncée comme «grande».

La manifestation du collectif Noo lank du vendredi 27 décembre dans la banlieue avait été interdite. Mais celle d’hier a été autorisée et encadrée. Les protestataires contre la hausse du prix de l’électricité ont ainsi organisé une caravane à travers les grandes artères de Guédiawaye et Pikine pour sensibilisation les populations sur les dérives du régime, particulièrement l’augmentation des tarifs de l’électricité. Des citoyens curieux et dopés par les slogans des manifestants sont sortis pour écouter les messages délivrés par les organisateurs. «Nous avons été très bien accueillis partout où nous sommes passés. Nous avons vu une population qui partage nos préoccupations et notre combat contre cette hausse injustifiée», s’est réjoui Mame Cheikh Seck, un des porte-parole de Noo lank.
Tout au long de cette caravane, les animateurs de Noo lank ont encore demandé à l’Etat de revenir sur sa décision. «Les populations souffrent, les entreprises sont soumises à des pressions fiscales insupportables. On ne peut pas comprendre qu’on nous dise qu’en 2012, plus de 500 milliards de F Cfa ont été injectés dans la Senelec et que le résultat de cet énorme investissement ne puisse être qu’une hausse du prix de l’électricité. C’est inadmissible d’autant qu’en 2017, Makhtar Cissé, alors directeur de la boîte, avait plutôt annoncé une réduction», s’étonnent les manifestants. Par conséquent, les responsables de Noo lank demandent à la population de ne pas payer les factures. «Il y a des cas de fraude que nous avons constatés. Et nous interpellons toute la population pour lui dire que c’est un combat national et il faut que tout le monde s’implique. Ce n’est pas normal qu’on nous impose cette hausse. Donc, ce n’est pas par des débats sur des plateaux de télé qu’on peut régler cette question, mais plutôt en descendant dans les rues», prônent les membres locaux du mouvement. Cette mobilisation est d’ailleurs, soulignent-ils, un avant-goût de la grande marche prévue le 10 janvier prochain à la Place de la Nation. Il sera aussi question de réclamer la libération de Guy Marius Sagna et deux autres de ses codétenus qui n’ont pas eu la même chance de Babacar Diop et des étudiants qui ont bénéficié d’une liberté provisoire.

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