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En 2016, l’environnement économique favorable au sein de l’Umoa s’est traduit par une croissance du Produit intérieur brut réel (Pib) qui s’est établi à 6,7% contre 6,4% en 2015. Ce dynamisme économique s’est répercuté sur le système bancaire de l’Union, conclut la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).

En 2016, l’environnement économique favorable au sein de l’Umoa s’est traduit par une croissance du Produit intérieur brut réel (Pib) qui s’est établi à 6,7% contre 6,4% en 2015. Ce dynamisme économique a positivement impacté le système bancaire de l’Union. Selon le rapport 2016 de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), le Sénégal compte 20 banques, 4 succursales, 2 établissements financiers et une succursale. Au total, 484 guichets automatiques et 1 597 066 comptes bancaires sont dénombrés. Avec un total de bilan de 6 336,  178 milliards, les établissements de crédit en activité dans le pays représentent une part de marché de 19,4%.
Le rapport de la Commission bancaire note que le nombre d’établissements de crédit agréés dans l’Union a augmenté d’une unité pour s’établir à 138. Parmi ces établissements, la commission compte 27 groupes bancaires de dimension régionale et/ou internationale opérant dans l’Union. «Les établissements de crédit en activité, au nombre de cent trente-cinq dont vingt-et-une succursales à fin 2016, affichent un total de bilan en augmentation de 15,7% atteignant 32.658,3 milliards contre 28.232,1 milliards en 2015», souligne la commission. De même, le réseau a poursuivi son extension et le nombre d’agences et de bureaux a progressé de 115 unités, soit une hausse de 4,7%. Les comptes de la clientèle ont progressé respectivement de 1 406 469 unités, soit une hausse de 15,8%. «Au total, le système bancaire compte 3 010 guichets automatiques, soit une hausse de 205 unités, 7,3%», constate la commission.
Dans le secteur bancaire de l’Union, les ressources globales mobilisées ont progressé de 10,3% pour se fixer à 24 500,6 milliards, après une hausse de 18,1% en 2015. Selon la commission, elles sont constituées à hauteur de 84,4% de dépôts et emprunts de la clientèle. En ce qui concerne les fonds propres, ils se sont consolidés à 330,5 milliards, en relation notamment avec l’amélioration de la situation financière de certains établissements de crédit. Quant au résultat brut d’exploitation, il s’est inscrit à 666,9 milliards, contre 591,3 milliards l’année précédente, soit une progression de 12,8%. Reflétant ces tendances, le coefficient net d’exploitation s’est amélioré en s’établissant à 66,3% après 66,9% en 2015.
Les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de grande taille sont également en hausse et le nombre d’établissements faîtières et caisses de base ressort à cent trente à fin 2016, contre cent dix-neuf à la même période de l’année précédente. La Commission bancaire relève par ailleurs qu’ils ont affiché un total de bilan de 1 283,1 milliards, en progression de 17,6% par rapport à fin 2015.
Les emplois nets de ces Sfd se sont accrus de 20,1% à 887,8 milliards à fin 2016. Quant aux ressources, elles ont augmenté de 14,0% pour se fixer à 1 003,2 milliards. La commission note également, que les établissements de monnaie électronique (Eme), sont au nombre de sept en activité dans quatre pays à fin décembre 2016.
La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine est chargée de veiller, notamment à l’organisation et au contrôle des établissements de crédit, tels que définis dans la Loi portant réglementation bancaire. Elle contribue également à la surveillance des Systèmes financiers décentralisés (Sfd). En 2016, elle a tenu quatre sessions.
mamewoury@lequotidien.sn

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