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Indexée par les populations de Kolia, la société minière Afrigold balaie toutes les accusations. Bara Diallo, chef de l’Administration de la société minière, en compagnie de son assistant Boubacar Dan­gnokho, ne cache pas son incompréhension : «Nous ne sommes pas arrivés à la phase de cyanuration. Afrigold est en phase d’extension. Nous n’utilisons pas encore de produits chimiques. Ce que nous pratiquons, c’est une forme d’orpaillage à grande échelle. Nous utilisons un système de gravitation qui fait uniquement le lavage et le broyage du minerai.» Il enchaîne sa plaidoirie pour défaire le réquisitoire des résidents de la Falémé. «Il y a un système qui nous permet d’évacuer l’eau. Cette eau parcourt un long chemin pour permettre aux particules lourdes de se stationner à certains endroits. L’eau qui retourne dans la Falémé est pratiquement propre. Néanmoins, nous sommes conscients des dégâts collatéraux causés par les eaux qui ruissellent et qui rejoignent notre système», se défend M. Diallo. Quid des accusations de pollution ? «Nous ne pouvons pas parler de pollution. L’eau du fleuve n’est pas stable. Elle peut changer de couleur et être polluée en amont. Il y a de grandes sociétés qui puisent aussi l’eau de la Falémé en amont. Nous allons de temps à temps organiser des pa­trouilles autour de nos installations pour vérifier ce qui s’y passe en temps réel. Nous irons vers une grande exploitation, l’étude d’impact environnemental est en cours», précise le chef de l’Adminis­tration d’Afrigold.

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