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Champion d’Afrique avec les U18 en 2012, auteur de bonnes performances avec son club universitaire Georgia, aux Etats-Unis, Pape Sadiaw Diatta a vécu une nouvelle expérience avec l’Equipe nationale A lors de la dernière fenêtre des éliminatoires du Mondial la semaine dernière à Abidjan. Le début d’une nouvelle aventure que le jeune meneur espère revivre lors des prochaines échéances, à l’image du Mondial en Chine, prévu en août prochain.

Présélectionné par le passé par l’ancien coach des Lions Cheikh Sarr, le jeune meneur de Georgia, aux Etats-Unis, Pape Sadiaw Diatta (2m 01, 25 ans) n’avait jusqu’à présent pas eu la chance de disputer une compétition avec l’Equipe nationale A. Parmi les Blues de la Tanière lors de la dernière fenêtre des éliminatoires du Mondial qui s’est achevée dimanche dernier à Abidjan, l’ancien pensionnaire de la sélection U18, avec laquelle il a remporté l’Afrobasket 2012, a pu réaliser son rêve. Celui de rejoindre la «Cours des grands». Une longue période d’attente au cours de laquelle le jeune Pape Sadiaw Diatta a pris le temps de se former et de mûrir au pays de l’Oncle Sam. «Quand on a la chance de venir en Equipe nationale A, cela doit être une source de motivation pour tout joueur. Quand je suis venu pour la première fois, c’était pour apprendre. Et cela m’a beaucoup aidé par la suite. Cela m’a permis de travailler davantage pour revenir», confie l’ancien pensionnaire de l’école de basket Babacar Sy.
Conscient qu’il lui reste encore du chemin à parcourir, il avoue avoir vécu une belle expérience à Abidjan. «Ce fût une belle expérience au cours de laquelle j’ai beaucoup appris auprès des anciens, mais également du coach», dit-il. Choix numéro trois derrière Xane D’Almeida et Thierno Ibrahima Niang, dans le secteur de la Mène, il sait qu’il a encore une marge de progression avec la sélection. «Cela fait déjà plaisir d’être appelé en sélection, mais ce n’est pas la finalité. Il faut progresser aux côtés des anciens et savoir saisir sa chance à chaque fois qu’on a besoin de toi», souligne-t-il. S’il n’a pas pu exprimer tout son talent et faire jouer ses partenaires, le jeune meneur l’explique par le manque de temps de préparation. «Ce n’est pas facile, en deux, trois jours, de comprendre tous les systèmes de jeu. Surtout quand on vient de rejoindre l’équipe. Le rôle du meneur est d’organiser le jeu, savoir où chacun doit être lors de chaque attaque. Ce que je n’ai pas eu. Mais comme je dis, j’ai beaucoup appris», note-t-il.
Quant à son avenir avec les Lions, Pape Sadiaw Diatta espère encore revivre de telle expérience. Pour cela, il promet de continuer à travailler en club pour encore mériter la confiance du sélectionneur. «Je sais que je dois encore beaucoup travailler pour revenir. C’est déjà une chance d’être dans ce groupe. Il y a beaucoup de joueurs qui espèrent être sélectionnés. Donc, je croise les doigts en faisant de mon mieux pour être toujours performant dans mon club», a-t-il promis.
Avec trois victoires lors de la dernière fenêtre à Abidjan, le Sénégal a réalisé un parcours sans faute devant le Rwanda (81-41), puis le Mali (62-38) avant de terminer avec le Nigeria (84-63). Le Sénégal fait partie des 5 représentants africains au Mondial prévu en août prochain, en Chine.
wdiallo@lequotidien.sn

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