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Ce n’est pas toujours que les joueurs américains ont l’occasion de parler de leurs partenaires africains de la Ligue américaine de basket. L’occasion ne pouvait être plus belle que lors de la 66e édition du All Star Game qui s’est tenue le week-end dernier à New-Orleans, en Louisiane. Une édition 2017 remportée par la Conférence Ouest (192-182) avec un nouveau record de points (374), dans la magnifique Smoothie King Center de New-Orleans.

(à New-Orleans) – Si aucun joueur africain n’a eu la chance d’être sélectionné aux All Star Game de 2017, ils sont pourtant nombreux à avoir imprimé leur marque au sein du plus prestigieux des championnats de basket. En tête de liste, la légende congolaise, Dikembé Mutombo, huit fois sélectionné aux All Star Game. De même que le Nigerian, Hakeem Abdul Olajuwon (12 fois).
Parmi la nouvelle génération, certains semblent emprunter la même trajectoire. C’est le cas de l’international sénégalais, Gor­gui Sy Dieng, qui continue de progresser lentement mais sûrement au sein d’une équipe qui, elle, n’avance pas, et semble partie pour rater la qualification en play-offs une douzième année de suite.
L’intérieur de 2 mètres 11 marque en moyenne 10 points et capte presque 8 rebonds par rencontre. Des statistiques suffisantes pour que les Timberwolves de Minnesota lui aient fait signer un nouveau contrat de 4 ans, avec un salaire de 64 millions de dollars à la clé. Quant à Maurice Ndour, il découvre la Nba en toute discrétion, au sein des Knicks de New York et malheureusement, passe plus de temps en D-League.
Du côté du Cameroun, il y a Luc Richard Mbah a Moute des Clippers de Los Angeles. L’ailier de 30 ans apporte son expérience et ses qualités de défenseur aux Clippers, une équipe qui espère se qualifier pour la phase finale (play-offs). Son jeune «frère», Joël Embiid, âgé de 22 ans (Pivot), est l’une des grandes révélations de cette saison, pour sa troisième année en Nba avec les Sixers de Philadelphie. Ce garçon de 2 mètres 13 inscrit en effet en moyenne 20 points par match, capte près de 8 rebonds et contre des tirs adverses plus de deux fois (2,4) par rencontre. Il y a également, le petit nouveau en Nba, Pascal Siakam, l’intérieur de 22 ans des Raptors de Toronto qui s’est bien intégré.
Après les Raptors, Biyombo a signé chez les Orlando en Floride, un très gros contrat censé lui rapporter 72 millions de dollars en quatre ans. Le natif de Lubumbashi était d’ailleurs très attendu cette saison, même s’il connait une partie de saison très difficile. Du côté du Nigeria, ils sont une dizaine. Parmi eux, Al Farouq Aminu (Blazers de Portland), Jahlil Okafor (Sixers) et Victor Oladipo (Thunder d’Oklahoma City).

Ils rêvent tous de disputer le All Star Game
Autant d’«ambassadeurs» africains qui certainement, auront un jour la chance de participer à ce grand événement qui regroupe les meilleurs joueurs de la Nba et qui demeure une grande fête annuelle de la discipline. A ce sujet d’ailleurs, beaucoup de spécialistes du basket américain soulignent que le All Star Game constitue un événement grandiose où seuls les meilleurs sont sélectionnés. Et cela, à l’issue des votes des fans, des médias, des entraîneurs et des joueurs. «Ce n’est pas facile d’être sélectionné pour le All Star Game. C’est par vote et la sélection est très stricte pour peu de places disponibles. Donc, ce n’est pas parce qu’on n’a pas le niveau, cela se joue parfois sur de petits détails», résume ce confère d’une chaine américaine.
Lors du All Star Game, certains joueurs de la Nba ont donné leur avis sur l’intégration des joueurs africains en Nba. C’est le cas de DeMarcus Cousins des Sacramento. «Je connais par exemple Marc Biyombo. C’est un bon joueur qui a une belle lecture du jeu et une bonne adresse. C’est quelqu’un qui aime le basket. Et je suis très content de ce qu’il fait», dira-t-il.
Pour Paul Millsap de Atlanta affiche le même sentiment à l’égard des «ambassadeurs» africains. «Je vois beaucoup qui viennent des Universités. C’est vrai que le basket africain est différent de ce qui se passe en Nba, mais ces jeunes parviennent souvent à réaliser leur rêve. Ce qui n’est pas souvent évident. Je suis fier de ce qu’ils font», note-t-il.
Interpellé sur la même question, le coach de la Conférence Ouest, Steve Kerr, a salué l’intégration des jeunes africains en Nba. Dans la même lancée, le coach des Warriors de Golden State préconise un meilleur développement de la discipline en Afrique avec l’aide et l’implication des responsables de la Nba dans le cadre de la formation afin de produire de meilleurs talents dans les années à venir. Des jeunes qui auront certainement la chance de rejoindre la Nba ou encore de disputer, pourquoi pas le prochain All Star Game prévu à Los Angeles.
wdiallo@lequotidien.sn

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