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Avec plus d’une vingtaine de joueurs d’origine africaine, la saison dernière, la Ligue américaine de basket, la Nba, enregistre de plus en plus de fils du continent dans son championnat. Pour pérenniser un tel acquis, certains pensionnaires de la ligue, à l’image du Congolais, Bismack Biyombo des Hornets de Charlotte, estiment que les efforts doivent être davantage concentrés à la base, en direction de la petite catégorie. C’était en marge de la troisième édition de la Nba Africa Game qui s’est tenue du 1er au 4 août 2018, en Afrique du Sud.

L’Afrique continue de se faire une place dans l’un des championnats de basket les plus relevés dans le monde. Temple du basket mondial, la Ligue américaine (Nba) accueille chaque année, de plus en plus de joueurs africains ou d’origine africaine. Avec plus d’une vingtaine de joueurs, la saison dernière, le basket continental a encore de beaux jours en Nba. Interpellés sur la question, en marge de la troisième édition de la Nba Africa Game, en Afrique du Sud la semaine dernière, certains pensionnaires de la Nba estiment que le travail doit davantage être fait à la base. C’est le cas du Congolais, Bismack Biyombo des Hornets de Charlotte. «Cette année, il y a eu 12 joueurs d’origine africaine. Je crois qu’il y a entre 20 et 25 joueurs qui ont des parents d’origine africaine. L’Afrique a beaucoup plus à offrir au basket», souligne-t-il. Avant d’ajouter : «Il y a maintenant beaucoup de joueurs qui ont des académies dans leur pays. Ils font des camps pendant l’été. C’est une plateforme pour aider les jeunes. La Nba nous vient aussi en aide. Dès qu’on travaille ensemble, on a plus de pouvoir. C’est bien de voir ce développement du basket en Afrique, autant chez les garçons que chez les filles.»
Capitaine de la «Team Africa», cette année, Bismack Biyombo salue le travail fait par la Nba dans le continent. «Ce que la Nba a vite compris et est en train d’investir dans le basket africain. Ce match est un très bon investissement parce que maintenant, on a la chance de faire la promotion du basket. On a cette opportunité de voir les jeunes de près. Pour beaucoup, c’est seulement à la Télé.»

«On ne peut pas attendre d’avoir 13-14 ans pour commencer à jouer au basket»
Pour le français, Evan Four­nier des Magic d’Orlando, la présence d’un joueur comme Joel Embiid des 76ers de Phila­delphie «prouve qu’il y a énormément de potentiel en Afri­que». Seulement, pour que le continent puisse en avoir plus, Evan Fournier estime que «ce serait bien de commencer le basket un peu plus tôt. La plupart des joueurs commencent tard et c’est souvent des big men. Donc, en commençant plus tôt, il y aura de plus en plus de la matière et on pourra plus exploiter leur talent».
Même son cloche pour le jeune malien, Cheikh Diallo de New Orleans Pelicans. «Je crois que les gens doivent beaucoup aider les jeunes en Afrique. Le talent est là, mais beaucoup n’ont pas l’opportunité. Et le travail doit être fait très tôt. On ne peut pas attendre d’avoir 13-14 ans pour commencer à jouer au basket. Aux Etats-Unis, à 3-4 ans, tu joues au basket. Si les gens veulent que les choses changent, il faut commencer le travail très tôt, sinon, beaucoup de jeunes n’ont pas cette opportunité de jouer en Nba, par exemple, alors que le talent est en Afrique», se désole le natif de Kayes. Pour avancer, il demande aux jeunes africains de croire en leur avenir. «Il faut juste croire en soi. Ce n’est pas facile d’intégrer la Nba. Mais à force de travailler et de croire en soi, on peut rejoindre la Nba. C’est ça la vie. C’est seulement le travail qui paye», conseille Cheikh Diallo, très content de sa première participation à la Nba Africa Game. «Cela fait énormément plaisir de revenir en Afrique pour jouer ce genre de match. Quand je vois le drapeau du Mali dans cette salle, cela me réconforte beaucoup. Je suis là pour représenter le Mali et je suis très content.»
Quant au Camerounais, Pascal Siakam, l’intégration en Nba n’est pas seulement difficile pour les joueurs africains. «Que tu sois africain, européen ou même américain, c’est difficile pour tout le monde. A notre niveau, on a toujours travaillé dur. C’est dans notre nature. C’est ce qu’on essaie de faire tous les jours», souligne le joueur des Toronto Raports.
wdiallo@lequotidien.sn

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