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Parmi les grosses satisfactions côté sénégalais, lors de la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2019, à Abidjan, Jules Richard Aw a impressionné plus d’eux. Lui qui effectuait son retour en sélection près de 12 ans après. Le «vieux Lion» de 32 ans qui évolue en Suisse, espère continuer l’avenir avec la sélection. Et cela, tant que l’envie sera là.

Douze ans qu’il attend une convocation en Equipe nationale. C’est finalement lors de la dernière fenêtre des éliminatoires du Mondial 2019, à Abidjan, que le pensionnaire de Mas­sagno Basket (Suisse) reçoit enfin sa notification. Une longue attente qui aurait pu faire perdre tous ses repères à cet ancien de la Tanière. Surtout que durant cette fenêtre, le bonhomme n’avait pas beaucoup de temps pour reprendre ses marques au sein de la Tanière. Juste trois jours de préparation à Dakar avant de s’envoler pour la capitale ivoirienne. Peu importe, l’important était ailleurs. Surtout après une si longue carrière en Suisse, le professionnel s’adapte à toutes les circonstances.
«J’ai toujours eu cette envie de revenir en sélection. C’est juste que personne ne m’avait appelé. Ce qui n’est pas le cas du coach Adidas. Dès qu’il est venu, on a toujours été en contact. Il m’a fait confiance et m’a offert cette opportunité de porter à nouveau le maillot national», raconte l’international sénégalais, auteur d’un bon tournoi à Abidjan.
Dans son rôle de remplaçant, Jules Aw, à l’aise avec ses 32 ans, a joué pleinement sa partition en mettant en bandoulière son expérience. Au point de surprendre bon nombre d’observateurs qui ne s’attendaient pas à le voir réaliser de telles performances sur les parquets africains, après tant d’années d’absence.
Rien ne pouvait, semble-t-il, perturber l’ailier-fort des Lions qui a su imposer son jeu et se mouvoir dans le système du coach. Une intégration facilitée par une belle bande de copains animés par la seule envie de porter haut les couleurs nationales.

Jouer le Mondial, l’aboutissement d’une belle carrière
Il aura fallu toute de même s’adapter à quelques changements, autant dans le style et la qualité des joueurs. «Aujourd’hui, on a des joueurs qui sont en Nba, d’autres dans de grands championnats européens. Avec le vécu qu’ils ont, il y a un plus par rapport à l’expérience», note-t-il. Avant d’ajouter : «Le basket africain est devenu un peu plus physique. Les joueurs évoluent dans les championnats étrangers et ont donc plus d’expérience. Je crois que le grand changement c’est à ce niveau.»
Jouer une phase finale de Coupe du monde avec les Lions serait l’aboutissement d’une belle carrière et d’un amour retrouvé avec le maillot national. Car malgré le poids de l’âge, Jules Aw continue de régaler sur les parquets suisses. Pour combien temps encore ? «Je ne sais pas. Là, je prends du plaisir. Si l’envie est encore là, je serai là. Sinon, si l’envie n’est plus là, je laisserai la place aux jeunes», confie le «vieux Lion».
wdiallo@lequotidien.sn

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