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C’est une situation assez inédite que vit dans son fonction­nement la Fédération sénégalaise de basket. En effet, l’instance dirigeante de la balle orange n’a pas de Secrétaire général depuis maintenant deux ans. La faute au ministère des Sports qui reste toujours aphone face à cette «anomalie» administrative.

Le rôle d’un Secrétaire général dans une Fédération est tellement important que d’aucuns le considèrent souvent comme le Nr 2 de l’instance fédérale au vu du travail administratif qu’il abat. D’ailleurs l’article 34 des textes de la Fédé de basket (voir encadré) précise entre autres que «le Secrétaire général joue un rôle central dans la Fédération en servant de relais entre le Bureau et les différentes commissions».
On mesure du coup les conséquences de l’absence d’un titulaire à ce poste aussi stratégique. Surtout au niveau de l’application et de l’efficacité des décisions administratives.
Malheureusement, c’est cette situation inédite que vit la Fédération sénégalaise de basket. En effet, deux ans après le départ de l’ancien Sg, Mamadou Fall, Professeur d’Eps et aujourd’hui Directeur des activités physiques et sportives (Daps) au ministère des Sports, il n’est toujours pas remplacé. Son adjoint, Ibrahima Niang, assure l’intérim pour un poste dont le titulaire doit être nommé par la tutelle selon les textes.
Évidemment cela pose problème au niveau des textes si on sait que l’intérimaire a une ligne rouge à ne pas franchir. En clair, nous souffle un ancien administratif d’une Fédération, «le Secrétaire général-adjoint ne peut pas signer par ordre, du moment où il n’y a pas de titulaire au poste de Secrétaire général. En clair, il ne peut pas signer à la place d’une personne qui n’existe pas. Ce qui fait que tous les documents qu’il signe posent problème. Il faut qu’on revienne à une certaine orthodoxie».
Et comme pour confirmer notre interlocuteur, les dirigeants de Saint-Louis Basket Club (Slbc), dans «l’affaire Tandian», se sont engouffrés dans cette brèche pour contester la légalité des actes posés par le Sg-adjoint, Ibrahima Niang.

Manque de volonté de la tutelle ; problème de ressources humaines ?
«Si Ibrahima Niang était un fonctionnaire du ministère des Sports, il aurait su qu’on n’envoie pas une convocation par email mais par huissier ou lettre recommandée afin qu’il y ait une traçabilité», a soutenu cet ancien fédéral. Qui confirme que «dans les textes actuels de la Fédé de basket, il revient au ministère des Sports de nommer un Secrétaire général avec un profil bien précis».
Mais apparemment du côté de la Zone B, il n’y a pas une volonté de mettre fin à ce vide administratif. Sinon comment comprendre que le ministère tarde depuis deux ans à nommer un Secré­taire général à la Fédération après avoir «débauché» sans explication celui qui occupait ce poste. Comment la tutelle peut-elle continuer à cautionner une telle anomalie administrative ? Problème de ressources humaines ?

Le Daps, Mamadou Fall, aphone
Pour avoir des réponses à ces questions, Le Quotidien a tenté de faire réagir en vain le premier interlocuteur des fédérations, à savoir le directeur des activités physiques et sportives, Mama­dou Fall. Ce dernier est resté sourd à nos nombreux appels et messages (lire Le Clou).
En attendant donc que le ministre Matar Ba ne se décide à nommer un de ses agents, le Sg-adjoint va continuer à «violer» les textes de la Fédération.

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