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Invité du Forum WhatSapp de l’Anps avec son homologue de la Douane, le président de l’Asc Ville de Dakar, parlant des textes, dit avoir noté une incohérence par rapport à la limitation des mandats, applicable au sein de la Fédé de basket et non au niveau des clubs. Ancien vice-président de l’instance fédérale, Mohamed Sy apporte des éclairages.

A chaque sortie d’un dirigeant du basket, le débat sur la modification des textes refait surface. Le président de l’Asc Ville de Dakar n’a pas été en reste.
Invité samedi du Forum WhatSapp de l’Anps, avec son collègue de la Douane, Yatma Diaw, à l’image du président de la Fédération, s’est dit opposé à la limitation des mandats ; appelant à une modification des textes. Et le président de l’Asc Ville de Dakar de noter une certaine incohérence par rapport à ce qui se passe dans les clubs.
«Au niveau des clubs, on accepte des mandats illimités pour les dirigeants et on ne veut pas appliquer cette disposition au niveau de la Fédération qui n’est rien d’autre que le regroupement des clubs. Si on accepte que les présidents de club puissent faire autant de mandats, pourquoi on le refuserait au sein de la Fédération», s’est-il interrogé.
Des propos qui ont fait réagir l’ancien vice-président de la Fédé de basket, Mohamed Sy. «C’est grave quand j’entends ce genre de propos venant d’un dirigeant qui apparemment ignore les textes», souligne-t-il d’emblée. Avant d’argumenter : «Cette situation ne doit pas exister. Les clubs sont tenus de se conformer aux textes de la Fédération. En clair, autant au niveau de la Fédération qu’au niveau des clubs les mandats doivent être limités à deux, comme le stipulent les textes actuels. Et ça Yatma Diaw doit le savoir et le faire appliquer au sein de l’Asc Ville de Dakar», explique au bout du fil notre interlocuteur. Qui poursuit : «C’est vrai que les clubs sont des structures privées. Mais dès qu’ils acceptent de s’affilier et de s’engager dans les compétitions de la Fédération de basket, ils doivent appliquer les lois et règlements qui régissent le basket de notre pays. Les clubs sont assujettis à la règlementation fédérale.»

Un comité pour proposer un toilettage général des textes
Selon le dirigeant lougatois, si souvent il y a problème, «c’est parce que ces textes ont été faits à la va-vite par le défunt Cnbs (Comité de normalisation du basket sénégalais). C’est pourquoi depuis l’adoption de ces textes, il ne se passe pas une année où on ne convoque pas une Assemblée générale extraordinaire pour changer telle ou telle disposition qui ne réponde pas à la bonne marche de la Fédération. Avant c’était le profil du candidat au poste de président de la Fédé qui gênait avec l’exigence d’avoir un Bac+6 ou la Maîtrise ; des critères qui ont été enlevés. Aujourd’hui, on nous parle d’autres dispositions, comme des sanctions pénales concernant un candidat ou la limitation des mandats, qui doivent être revues».
Pour Mohamed Sy, «il faut qu’on s’arrête. Il faut que le ministère des Sports, la Fédération et le Cnoss s’assoient autour d’une table pour mettre en place un comité qui va faire le toilettage général de nos textes pour qu’ils puissent répondre aux dispositions de la Fiba, avec au bout la tenue d’une Ag extraordinaire. Ça nous évitera dans l’avenir de changer à chaque fois nos textes».

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