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Makhtar Ndiaye se prononce pour la première fois sur son nouveau poste de Manager général des Lions du basket. L’ancien international qui se dit très heureux de cette nomination compte privilégier le travail d’équipe.

Récemment nommé Manager général de l’Equipe nationale masculine de basket, Makhtar Ndiaye réagit pour la première fois.
Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, l’ancien capitaine des Lions, qui se dit «très heureux» d’occuper le poste, revient sur la difficile mission qu’il aura en charge, en compagnie des autres membres du staff technique. «Je serai le pont entre le coach et les joueurs. Manager général, c’est un tout. Mais je crois que le plus important, c’est le collectif qu’on va mettre en place pour travailler ensemble avec Moustapha Gaye comme Directeur technique national qui n’a plus rien à prouver sur le plan africain, Boniface Ndong, le joueur le plus titré du Sénégal, et aussi Amadou Gallo Fall qui sera derrière. Il s’agira d’avoir ensemble une vision pour se projeter dans 2, 3 ou 4 ans pour voir ce qu’on pourra faire avec cette équipe. On a de quoi faire quelque chose de solide, essayer de laisser notre marque, pour que ceux qui arriveront derrière aient des moyens pour travailler», a-t-il confié.
Un groupe dans lequel le nouveau Manager général n’oublie pas le rôle de l’ancien capitaine des Lions, Malèye Ndoye, son adjoint. «C’est un petit frère. On est ensemble dans ce projet. On veut redorer le blason du basket sénégalais. C’est bien qu’on soit tous dans ce combat. Ça ne sera pas facile, mais on va essayer de pousser parce qu’on est des sportifs dans l’âme», rassure celui qui a été le premier Sénégalais qui à jouer en Nba.

«Le manque d’organisation, c’est là où on pèche»
Interpellé sur ce qui manque aux Lions pour reconquérir le titre continental qui les fuit depuis 1997, l’ancien capitaine de l’Equipe nationale, qui faisait partie de ce sacre, note les progrès réalisés par les autres pays africains tout en se désolant d’un certain manque d’organisation. «Les autres pays travaillent. Il faut comprendre qu’avant 97, on était resté pratiquement 20 à 22 ans sans gagner de titre. Après, il faut une constance dans le travail, mais surtout une organisation. Je crois que c’est là où on pèche. Et je pense qu’on n’est pas les seuls.» Avant d’ajouter : «En Afrique, le talent a toujours été là. On a tellement de bons basketteurs que ce soit chez nous, en Côte d’Ivoire, au Cameroun… On a de bons basketteurs partout dans le monde. Après, il faut une politique sportive des Etats. Même si le sport en général n’est pas une priorité en Afrique.»

Se battre pour changer la réglementation sur les binationaux
Si les moyens ou encore les infrastructures ont souvent fait défaut au Sénégal, le manager des Lions se réjouit de la nouvelle salle du Dakar Arena. «On a un joyau avec le Dakar Arena. Merci au Président Sall. Maintenant, il faut valoriser cette salle, en organisant des tournois, en essayant de relancer notre championnat local parce que le talent y est, et aussi faire venir des sponsors. Et pour y arriver, je crois qu’il y a de bonnes personnes, crédibles. Aujourd’hui, il y a la Basketball Africa league qui est à Dakar, dirigée par Amadou Gallo Fall. Il y a d’autres Sénégalais com­me Mathieu Faye, Malick Badiane et autres. Je crois que le fait de nous unir pourrait insuffler un nouveau vent pour le basket sénégalais.»
Dans l’optique de disposer de tous ces talents sénégalais ou africains, Makhtar Ndiaye se désole du règlement de la Fiba qui les empêche de pouvoir disposer des binationaux. «Aujourd’hui, un binational qui veut revenir jouer dans son pays d’origine est considéré comme naturalisé. C’est un problème que nous devons tous en tant qu’Africains régler. Nous devons nous battre pour faire changer cette réglementation. Ce que le foot a réussi à faire, le basket et les autres sports devront le faire», dira-t-il.

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