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On ne sait pas ce que va donner le «recours hiérarchique» de Baba Tandian auprès du ministre des Sports ; mais déjà les médiateurs s’activent en coulisses. A l’image de l’ancienne Lionne, Aya Pouye, qui a réussi à réunir hier Tandian et le président de la Fédé de basket, Me Babacar Ndiaye.

Depuis la suspension de 10 ans infligée par la Fédé de basket au président de Saint-Louis Basket Club (Slbc), la famille du basket assiste, impuissante, à une bataille médiatique. Et le dernier acte a été posé ce jeudi par le patron de Slbc à travers le dépôt d’un «recours hiérarchique» adressé au ministre des Sports.
Face à la tournure des événements, la présidente de la Zone 2, Rokhaya Pouye «Aya», a finalement pris son bâton de pèlerin pour faire de la médiation. Et cela, en compagnie des membres de son équipe de la Zone 2 dont l’actuel directeur technique national, Moustapha Gaye. Ont aussi participé à cette rencontre, le vice-président de la Fédé, Demba Seck, le président de la Ligue de Dakar, Samba Guèye, et Pathé Keïta, membre du Comité directeur.
Finalement, l’ancienne Lionne a réussi réunir et à réconcilier hier en début d’après-midi, le président de la Fédération sénégalaise de basket, Me Babacar Ndiaye, et le président de Saint Louis Basket Club (Slbc), Baba Tandian. Même s’il reste encore quelques détails à revoir, les deux hommes ont pu se mettre autour d’une table et échanger.
«Nous avons organisé cette rencontre tripartite composée du directeur technique national, Moustapha Gaye, de la présidente de la Commission féminine, Larry Guèye, et moi, en ma qualité de présidente de la Zone 2», a expliqué Rokhoya Pouye «Aya», soulignant que l’objectif était réunir les deux parties pour faire la paix. Avant de regretter les discordes notées ces derniers jours.
«Depuis quelque temps, on a vu des querelles à n’en plus finir. Et en ma qualité de présidente de la Zone 2 et en tant qu’ancienne basketteuse, je trouve tout à fait normal de les réunir pour que la paix revienne au sein de notre basket», a-t-elle expliqué.

«Chacun a dit ce qu’il avait dans le cœur»
Une responsabilité qu’elle a eu à endosser au sein de la Zone 2 à maintes reprises afin de réguler certaines instances fédérales.
«Si j’arrive à fédérer d’autres fédérations de la sous-région, il est de mon devoir de prendre mon bâton de pèlerin pour ne serait-ce essayer de réconcilier nos deux dirigeants», ajoute «Aya».
Une démarche qui aurait, semble-t-il, porter ses fruits. «Les deux parties se sont retrouvées. Chacun a dit ce qu’il avait dans le cœur. Je ne peux pas tout dire à la presse, mais je crois que le plus important, c’est qu’ils se sont retrouvés et chacun a demandé pardon à l’autre», a confié la présidente de la Zone 2. Avant de préciser que «l’essentiel, c’était le pardon mutuel entre les deux hommes d’abord et ensuite entre les deux acteurs du basket.»
Quid de la suspension de 10 ans infligée à Tandian ? Sur ce chapitre, la présidente de la Zone 2 de souligner que la rencontre d’hier «est une première étape dans cette médiation. Cependant, la Fédération reste une institution. Le président de la Fédération ira donc rendre compte au Bureau fédéral». En attendant probablement l’entrée en jeu du ministre des Sports.

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