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Organiser une journée non-stop au Dakar Arena, c’est le pari réussi par la Fédération sénégalaise de basket, samedi en ouverture du championnat National 1 féminin. Une initiative appréciée à sa juste valeur par les actrices du jour.

La Fédération sénégalaise de basket a finalement réussi son pari d’organiser une première journée non-stop du championnat de National 1 dans la nouvelle salle du Dakar Arena de Diamniadio. Au programme de ces 12 heures de basket qui ont pris fin au-delà de 22 heures, sept rencontres étaient au menu de ce samedi. Un énorme challenge de l’équipe fédérale destiné exclusivement aux Filles et apprécié à sa juste valeur par les actrices du jour.
C’est le cas de l’internationale sénégalaise, Ndèye Fatou Ndiaye «Davala», qui est entrée dans l’histoire du Dakar Arena en devenant la première joueuse à inscrire un panier dans cette mythique salle (voir encadré).
Une première journée historique qui a marqué les esprits. Surtout des actrices du jour, souvent pas habituées à évoluer dans une telle salle, considérée comme l’une des plus belles de l’Afrique de l’Ouest. «Je dois dire que c’est une journée spéciale pour moi. Si la fédération a réussi son pari, j’ai aussi réussi le mien. C’est une journée que je ne vais pas oublier. J’ai vu d’autres terrains comme en Espagne durant la Coupe du monde, mais on n’a rien à leur envier. Aujourd’hui, on peut dire qu’on a nous aussi notre parquet. On peut être fier de nous», se réjouit l’internationale sénégalaise, au­teur d’un bon match et dont l’ambition est de travailler encore plus pour mériter la confiance du sélectionneur.
Nouvelle recrue de Saint-Louis Basket Club (Slbc), la Malienne Adama Coulibaly estime que «c’est une grosse opportunité offerte aux basketteurs sénégalais. Cette salle leur permet d’être encore plus performants».
Face à l’équipe championne en titre, Bineta Diakhaté de l’Ascc Bopp et ses copines ne retiendront pas la première défaite enregistrée dans cette salle. Le plus important était ailleurs. «C’est une belle initiative qui va permettre aux jeunes d’avoir des ambitions. Nous avons eu cette opportunité de jouer dans une telle salle, on ne peut que s’en réjouir et féliciter les autorités. Ça n’a rien à voir avec le stadium Marius Ndiaye ou les autres terrains où on a l’habitude de jouer», dira Bineta Diédhiou qui déplore juste les difficultés pour rallier la salle.

«Des initiatives à pérenniser afin d’améliorer la qualité de jeu des équipes»
Quant à Elma Malou, meneuse de l’Asc Ville de Dakar, «de telles initiatives doivent être pérennisées afin d’améliorer la qualité de jeu des équipes. Le plus souvent, quand on se rend à l’extérieur, c’est dans des salles de ce genre qu’on joue. A force d’y jouer, on sera forcément habitué au haut niveau puisque-là, c’est vraiment le haut niveau». Souvent présélectionnée en équipe A, la meneuse de l’Asc Ville de Dakar espère y revenir avec son équipe «le plus souvent». «On ne doit pas jouer aujourd’hui et tourner la page. Il faut organiser d’autres affiches. C’est comme ça qu’on pourra relever le niveau et professionnaliser davantage notre basket», souligne Elma Malou.

Un budget de trois millions Cfa
A noter que pour réussir le pari de cette «journée spéciale», la Fédé a déboursé une enveloppe de près de 3 millions de francs Cfa. Ce qui équivaut au double d’une journée classique de championnat, selon le président de la fédération. Si le public n’a pas répondu massivement, certains férus du basket n’ont pas hésité à faire le déplacement. C’est le cas du 12e Gaindé ou encore les «Etudiants» du Dakar Université Club (Duc). Sur ce chapitre, l’instance fédérale avait pris certaines dispositions avec des bus positionnés dans certaines artères de la capitale pour les acheminer sur les lieux.
Mais les affiches du jour n’étaient pas aussi alléchantes. En témoignent les larges scores lors des différents matchs. Ce fut le cas lors de Slbc-Ascc Bopp (84-44), Ja-Duc (37-86) ou encore entre Asc Ville de Dakar-Ugb (67-35). Satisfaite de la première journée, la Fédération sénégalaise entend organiser prochainement celle des garçons.
wdiallo@lequotidien.sn

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