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Senegal's coach Cheikh Sarr gestures during the World basketball championships group B match Croatia vs Senegal at the Palacio Municipal de Deportes in Sevilla on September 1, 2014. AFP PHOTO/ CRISTINA QUICLER (Photo credit should read CRISTINA QUICLER/AFP/Getty Images)

Y a-t-il des non-dits sur les raisons du limogeage-surprise de Cheikh Sarr chez les Lionnes ? L’histoire nous le dira. Mais tout compte fait, l’hommage de Tapha Gaye à son collègue prouve que le basket sénégalais a encore besoin de ce technicien émérite.

Son départ a fait l’effet d’un «dunk» au sein de la famille du basket sénégalais. Un départ d’autant plus surprenant que Cheikh Sarr n’a pas été ridicule avec ses Lionnes, battues les armes à la main en finale du dernier Afrobasket à Dakar. Avec la bande à Astou Traoré, il peut aussi se targuer de s’être offert une historique participation à une Coupe du monde féminine, en franchissant pour la première fois le premier tour.
Mais au grand étonnement du monde de la balle au panier, le président de la Fédération sénégalaise de basket, Me Babacar Ndiaye, a jugé ces résultats insuffisants en le limogeant pour «objectifs non atteints». Un argument assez «bateau», car si on se fiait à une telle appréciation, beaucoup de coaches n’auraient pas fait plus d’un match sur leur banc. Mais enfin…
D’ailleurs ces raisons avancées ont poussé beaucoup d’observateurs à se demander s’il n’y avait pas derrière cette décision des non-dits. La suite des événements va tôt ou tard nous édifier surtout que le principal intéressé, niché à Saint-Louis, n’a pas encore pipé mot depuis son limogeage.

Son limogeage-fast track à l’origine du cumul de Tapha ?
D’ailleurs tout semble indiquer que si la Fédé de basket a «forcé la main» à Tapha Gaye pour qu’il revienne sur le banc des Lionnes, c’est parce que le limogeage de Cheikh Sarr a été fait dans la précipitation. Avec comme conséquence un cumul de postes imposé au Dtn. Une situation assez inédite et qui fait désordre pour notre basket.
Entre temps, les choses ont bougé avec la nomination d’un nouveau Directeur technique national, Moustapha Gaye qui quitte ainsi le banc des Lions occupé aujourd’hui par le technicien espagnol, Porfirio Fisac De Diego, qui marque ainsi son retour.
Evidemment, lors de la conférence de presse du nouveau patron technique du basket sénégalais, mardi dernier, le cas Cheikh Sarr a rebondi sur le parquet. Les journalistes ayant demandé au Dtn son avis sur le départ de son collègue.

Tapha Gaye : «Nous nous battrons pour récupérer notre expertise nationale»
Tapha Gaye a servi une réponse de gentleman en ces termes : «C’est le moment de féliciter et remercier le coach Cheikh Sarr. C’est un compagnon de jeunesse. Trois semaines avant ma nomination, j’ai eu un échange avec lui. Je l’ai félicité et je l’ai encouragé. C’est une bonne personne. Mais nous sommes dans un monde très sélectif. Moi-même en 2001, j’ai été viré après l’Afrobasket masculin. En 2009 j’ai gagné avec les Dames, puis en 2011 j’ai été viré encore. Ça c’est le quotidien des entraîneurs. Mais ça n’enlève en rien le mérite du coach Cheikh Sarr et son assistant Parfait Adjivon. Nous nous battrons tous ensemble pour récupérer notre expertise nationale.»
Suffisant comme hommage pour louer les qualités de ce technicien émérite dont son absence parmi les noms qui composent les différents staffs techniques constitue un chainon manquant par rapport à l’organigramme de la Direction technique. On n’a rien contre les techniciens choisis par le Dtn, mais forcément Cheikh Sarr au vu de son vécu avait sa place dans ces attelages. Mais encore faudrait-il que ça plaise au président de la Fédération…

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