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Avec seulement deux jours d’acclimatation, le sélectionneur de l’Equipe nationale féminine s’inquiète du décalage horaire, avant le premier match des Lionnes, lors du tournoi international de Chine prévu du 3 au 7 mai. A l’issue d’un stage de cinq jours à Dakar, les Lionnes devaient s’envoler ce matin avec un groupe composé en grand nombre de joueuses du championnat local.

L’Equipe nationale féminine de basket a bouclé hier sa préparation pour le tournoi international de Chine qui débute mercredi prochain dans la ville de Yong Cheng. Avant de livrer deux autres matchs à Cangzhou le 5 mai, puis à Beijing le 7 mai. Un long périple attend les Lionnes qui viennent d’effectuer seulement un stage en externat de cinq jours à Dakar, au stadium Ma­rius Ndiaye. Une préparation qui a permis au sélectionneur, Moustapha Gaye, de mettre en place une certaine cohésion dans un groupe composé en grande partie des joueuses du championnat local. «Nous avons fait cinq bons jours de stage où on a mis en place, avec les filles, quelques stratégies. Elles ont adhéré en faisant beaucoup de sacrifices. Ce n’était pas suffisant pour faire une bonne préparation, mais on a quand fait de bonnes choses», se réjouit le sélectionneur.
Au-delà de la courte période la préparation, le technicien sénégalais s’inquiète plus du décalage horaire. «Nous allons souffrir de 9 heures de décalage horaire. Le voyage est très long. Il faut au moins une semaine pour s’adapter. Mais c’est le prix à payer pour permettre à ces jeunes de se frotter aux meilleurs», souligne-t-il. Avec un départ qui était prévu dans la matinée d’aujourd’hui, les championnes d’Afrique n’auront que deux jours pour s’acclimater avant de disputer leur premier match. Pourtant à la même date l’année dernière, les Lionnes, en préparation pour les Jeux olympiques de Rio, avaient vécu pareille situation du côté du Japon. «C’est vrai qu’on l’a vécue l’année dernière, en allant au Japon. Sur cet aspect, on n’a pas tiré de leçons de cette expérience. Il y a des mesures qui devaient être prises au niveau du regroupement interne. Cela nous aurait permis de travailler la nuit et de dormir le jour pendant une semaine. Malheu­reu­sement, on se contente de ce que l’on a. On va essayer de s’ajuster», se désole le coach des Lionnes.
Pour autant, le staff technique espère, à travers ce tournoi de Chine, «mettre les filles face à la réalité du haut niveau. On n’a que quatre anciennes (Ndèye Sène, Diodio Diouf, Oumou Khaïry Thiam et Coumba Sarr). Le reste, ce sont des jeunes qui viennent d’arriver». Fort de ce constant, souligne coach Tapha, «nous allons essayer de faire la meilleure prestation possible. On y va pour jouer trois matchs de basket. Et à ce niveau, on a vraiment conscientisé les filles pour que l’évaluation qu’on pourra faire soit vraiment objective». Une jeunesse sur laquelle le staff technique espère pouvoir compter lors de l’Afrobasket 2017 au Mali, avec l’ambition de défendre le titre continental.
wdiallo@lequotidien.sn

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