PARTAGER

L’As Douanes a remporté la finale de la Coupe Saint-Michel en prenant le dessus sur l’Us Ouakam (61-50), samedi au stadium Marius. Dominés, les Gabelous ont attendu les deux derniers quarts-temps pour s’imposer. Une finale interrompue à plusieurs reprises suite à des jets d’œufs qui ont entaché la finale.

L’équipe de l’As Douanes a remporté la Coupe Saint-Michel devant l’Us Ouakam, samedi au stadium Marius Ndiaye. Dominateurs depuis le début de la saison avec seulement une défaite, les Gabelous ont cependant dû batailler ferme pour finalement s’imposer face à une brillante équipe de Ouakam. En témoignent les deux premiers quarts-temps (10-17 et 23-25) remportés de haute lutte. Une entame difficile que le coach des Gabelous mettra sur l’envie de conquête de ce trophée après plus de dix ans de disette. «Il fallait leur parler à la mi-temps en leur faisant comprendre qu’il s’agissait juste d’un match de basket et qu’ils n’avaient pas à avoir peur de perdre. Et je dois dire que la défense a été la clé du match. En face, il y a un pivot qui fait 2, 30 et qui passait sa vie sous la raquette. On a perdu beaucoup de rebonds. C’était difficile de mettre les ballons à l’intérieur pour scorer», dira le coach de l’As Douanes, Mamadou Guèye «Pabi». Et quand les shoots extérieurs ne rentrent pas, la situation se complique davantage. «Heureuse­ment, dans le troisième et le quatrième quarts-temps, cela nous a réussi. Ce qui a obligé le pivot à sortir de la raquette», souligne «Papi». Une manière de rappeler à ses joueurs qu’«il faut continuer à travailler, et ne pas penser que nous sommes les meilleurs».

Des œufs sur le parquet et des interruptions
Il faut dire que la finale a été marquée par de nombreuses interruptions avec des jets d’œufs sur le parquet par les supporters des deux camps. Les premiers à s’illustrer seront ceux de l’As Douanes avant la pause. Dominés au score durant les deux premiers quarts-temps, ils parviennent à interrompre la partie à deux reprises avec des jets d’œufs sur le parquet. Une situation qui a causé de nombreuses glissades des joueurs adverses, mais surtout les déstabiliser complétement, au point de perdre la confiance dans le jeu. Au finish, l’équipe de Ouakam perd subitement le fil de la rencontre et voit les Gabelous passer devant au score. Une situation pas du goût des supporters des Ouakam qui, à leur tour, s’en donnent à cœur joie avec des jets d’œufs. Le match sera à nouveau interrompu pendant plusieurs minutes. L’inter­vention du service d’ordre a occasionné quelques arrestations. Seulement, le sort était scellé. Pour parler comme les supporters ouakamois, certains d’avoir été atteints mystiquement par l’adversaire. Une nouvelle tare qui commence de plus en plus à gagner le parquet de Marius Ndiaye ces derniers temps.
Un comportement dénoncé avec rigueur par les deux coaches. «Ça a commencé par la Douane parce qu’on était mené au score. C’est vraiment désolant de voir des choses de ce genre. On est là pour jouer au basket», regrette «Papi». Des incidents qui, pour le coach de Ouakam, a déstabilisé ses joueurs. «C’est décourageant. Tout le monde a vu ce qui s’est passé. Mais, les gens ont attendu que les supporters de Ouakam réagissent pour intervenir. Ce n’est pas normal ce qui se passe dans ce basket. Il y a deux poids deux mesures. Ils perturbent le jeu et personne ne dit rien», s’indigne Libasse Faye.

Les responsables du basket interpellés
Si on se réjouit de la prestation, malgré la défaite, le staff de Ouakam a du mal à accepter les interruptions. «C’est un match qu’on pouvait gagner. Malheureusement, les gosses ont été déconcentrés. A un moment donné, ils avaient peur de glisser et de se faire mal. A deux reprises, on a perdu la possession par des glissades, sans que personne ne réagisse. Après, ils ne pouvaient plus respecter les consignes. On a été présent durant les deux premiers quarts-temps. Après, on n’a pas su gérer le match. Ils n’ont pas fait un mauvais match», souligne-t-il.
Aux responsables du basket de prendre les mesures idoines pour que des choses de ce genre ne se répètent plus avant que cela ne vire au vinaigre. D’autant plus que les deux équipes doivent se retrouver prochainement en demi-finale de la Coupe du Maire et en championnat. Comme on dit, il faut battre le fer quand il est chaud.
wdiallo@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here