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Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural a entamé une tournée de suivi de fin de campagne agricole 2019 dans le sud du pays. A l’étape du bassin de l’Anambé vendredi passé, Moussa Baldé a trouvé des producteurs en train de récolter leurs parcelles de riz et de maïs. Des récoltes qui promettent une belle moisson pour la plupart des paysans trouvés sur place. C’est le cas du producteur Karamba Kébé, trouvé en train de mettre en sac du riz paddy, fraîchement sorti des entrailles de la moissonneuse-batteuse acquise grâce à l’entregent du ministre Baldé, ancien directeur général de la Sodagri. Karamba Kébé, producteur dans le secteur 2, confie : «J’ai cultivé 200 ha de riz dans le bassin de l’Anambé pour 5,5 tonnes à l’hectare. Nous aurons une bonne production. Ici les choses évoluent positivement. Le niveau de mécanisation est acceptable, les producteurs sont bien organisés et l’information météorologique oriente nos activités au quotidien.»
Issa Baldé, producteur dans le secteur 5, ne dit pas moins : «Ici c’est le combat contre l’émigration irrégulière qui est gagné. Depuis 2015, vous n’entendez plus parler de morts originaires de cette zone sur les routes de l’émigration. C’est que ça marche. Toutes nos maisons sont en dur et nous sommes véhiculés grâce aux productions tirées du bassin. Je m’attends à un rendement de plus de 5 tonnes à l’hectare… Cela, grâce à la mécanisation du bassin.»
Toutefois, Issa comme Ka­ramba ont soulevé des doléances : «Nous avons besoin d’augmenter les aménagements parce que la demande en parcelles est supérieure aux surfaces dispo­nibles. En plus, il faut augmenter les machines, sur­tout les moissonneuses à chenilles. Plus de 1 000 ha des 4 000 aménagés sont dans une zone où se trouve de l’eau jusqu’en fin décembre. Nos tracteurs à pneus ne peuvent pas entrer dans ces rizières en ce moment, alors que notre riz est en maturité.» Pour Mme Fa­toumata Sabaly, «la mise en place tardive des intrants va empêcher d’atteindre le rendement à l’hectare escompté. Il faut que l’on parvienne à mettre à disposition à temps de in­trants», a déclaré cette productrice de riz.
Le ministre Moussa Baldé a rappelé aux producteurs le long chemin fait par le bassin dans le sens de sa mécanisation. Il rappelle : «A mon arrivée dans le bassin comme Dg, les producteurs allaient louer les tracteurs en Guinée ou en Gambie. Aujourd’hui, il y a 13 tracteurs dans le bassin. Nous avons à cœur de faire du bassin un modèle de mécanisation de l’agriculture sénégalaise.»
akamara@lequotidien.sn

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