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En termes de rentabilité, la place bancaire du Sénégal a dégagé un résultat net global de 63 milliards à la fin de l’exercice 2016, contre 34 milliards en 2015. C’est l’une des conclusions de la réunion trimestrielle entre les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Sénégal et la Bceao. Cependant, il ne faut pas se fier aux apparences car, d’après la Bceao, cette évolution s’explique par la situation de 2015 où «des provisions importantes ont été passées par les banques». D’ailleurs, le directeur national de la Bceao a rappelé, hier lors de la conférence de presse, que le Sénégal fait partie des pays qui ont les taux les plus élevés en termes de créances en souffrance dans les banques. «Les banques en souffrent trop. Beaucoup de gens leur doivent de l’argent et portent préjudice à l’ensemble de la société», regrette Ahmadou Al Aminou Lô.
A contrario, «l’activité de crédit a augmenté de 355 milliards de francs Cfa en un an, soit une hausse de 12% par rapport à 2015. Les dépôts opérés par la clientèle en 2016 par rapport à 2015, ont augmenté de 402 milliards de francs Cfa et le produit net bancaire qui rend compte de la richesse créée par les banques, a augmenté de 41 milliards en 2016, soit une hausse de 13.5% par rapport à 2015», relève le Bceao. Au Sénégal, le secteur bancaire compte 27 établissements de crédit en activité et 3 holdings financières. Sur la base des données arrêtées en fin juin 2017, la Bceao note que les établissements de crédit affichent un total de 5457 milliards de francs Cfa, en baisse de 3% par rapport à 2015.
bgdiop@lequotidien.sn

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