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Au Bénin, 48h après le cap de sa première année au pouvoir et quatre jours après le rejet par les députés de son projet de révision constitutionnelle, Patrice Talon a accordé un entretien à la télévision nationale samedi 8 avril au soir. L’échec d’une des mesures phare du chef de l’Etat a été largement abordé.

«La révision de la Cons­ti­tution initiée par moi, c’est fini», a annoncé Patrice Talon. Le man­dat unique auquel il tenait tant aussi. Pourrait-il être candidat en 2021 ? «J’aviserai», a indiqué le Président qui s’est dit surpris par le vote des députés, triste, mais pas amer.
Pour lui, le rejet du texte ne tient pas à «des réticences rationnelles, mais à un blocage politique». Il en tire cette leçon : «La fonction présidentielle est d’abord politique.» Le chef de l’Etat a estimé qu’il y avait eu beaucoup d’intoxication et il s’est attaché à justifier le bien-fondé des modifications qu’il voulait.
Autre sujet largement abordé : les soupçons de conflit d’intérêts et le rôle de son ami, l’homme d’affaires Olivier Boko. Patrice Talon, qui a fait fortune dans le coton, a considéré que ces soupçons étaient légitimes. «A nous de prouver que l’intérêt général est plus important que nos intérêts privés», a-t-il affirmé. Quant à Olivier Boko, il a clarifié de cette façon : «C’est mon ami, ce n’est pas un courtisan.»
En fin d’émission, le chef de l’Etat s’est adressé aux Béninois. Et alors qu’il leur avait plusieurs fois demandé d’attendre les fruits de ses réformes, il a promis d’apporter des réponses plus sociales à leurs besoins.
rfi.fr

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