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1. Un collectif bien huilé et non des individualités, une victoire collective et collégiale autour d’un commandement unifié avec un coaching gagnant, celui de Amadou Ba. Heureux comme qui, investis et militants de la coalition Bby, ont conquis le cœur des Dakarois sous le leadership du coach, le camarade Amadou Ba, inspiré par la vision éclairée du Président Macky Sall. Bénis soient ces heureux élus du Peuple qui, à l’image des Parisiens lors de la Révolution de 1789, ont pris leur destin en main pour libérer la Bastille de l’emprise allemande. Dakar enfin libérée, en juillet 2017, de l’emprise des radicaux de Taxawu ndakaru depuis les Locales de 2014, place maintenant à la continuité des politiques publiques de développement inscrites dans le Plan Sénégal émergent. Ces projets/ programmes concernent des domaines aussi variés et vitaux que l’éducation, l’eau et l’hydraulique urbaine, la santé, les infrastructures, le transport interurbain, l’électrification urbaine, le financement des Agr, l’emploi des jeunes, la politique sociale (Bsf, Cmu, entre autres), la paix et la sécurité publique, etc.
2. Ces communes fidèles à Bby : un nouveau contrat de confiance est né
Au décompte final, douze communes sont restées fidèles à Bby. Il s’agit de Yoff (+3 480), épicentre de la victoire avec l’incontournable et indéboulonnable maire , notre très cher camarade de la Ccr, Abdoulaye Diouf Sarr, Parcelles Assainies (+971) pour 16 mille 838 voix engrangées par Bby nulle part ailleurs dans le département de Dakar, Grand Dakar (+1 741), Biscuiterie (+1 698), Dakar Plateau (+1 221), Ouakam (+548), Cambérène (+395), Ngor (+350), Patte d’Oie (+303), Gorée (+245), Hann (+242), Fass (+119).
Les communautés de base, citoyens-électeurs-contribuables de ces différentes communes, seront toujours plus exigeantes tant à l’égard de leurs maires, principaux mandataires de leurs aspirations légitimes, que de l’Etat central, grand délégataire des compétences dites «lourdes» en matière de décentralisation et de développement territorial. Dans cette dynamique, quels doivent être les rôles et responsabilités des élus au Parlement ? Du traitement diligent de ces problématiques dépendront les futures relations entre les nouveaux élus et les populations elles-mêmes avec des effets induits incontestables dans la Présidentielle de 2019.
3. Ces communes rebelles à Bby érigées en forteresses sont-elles en fait imprenables ? A ce niveau, sept autres communes restantes ne sont pas encore, soit convaincues du discours de Bby ou alors tout simplement réticentes. Il s’agit de Grand Yoff (- 3 374), Médina (- 1 227), Hlm (- 1 385), Mermoz-Sacré Cœur (-1 180), Dieuppeul (-879), Sicap (-467), Point E- Fann (- 227). Au demeurant, une analyse comparative des résultats des Locales de 2014 et ceux des Législatives de 2017 révèle une réduction drastique des écarts par Bby dans les communes tenues toujours par les radicaux de Taxawu ndakaru surtout au niveau de la Médina où la différence de voix n’est plus que de 1 227 pour ces Législatives contre 4 939 aux Locales de 2014 , soit 3 712 voix perdues par Bamba Fall. Présomptueux, l’invective constamment à la bouche, il ne cesse de se targuer d’avoir battu cinq ministres de la République et des Dg, comme si ce critère était un indicateur pertinent dans le décompte des voix engrangées.
4. Adversité Bby/Mts et ses dégâts collatéraux : Khalifa coupé de ses lieutenants
Le sort semble s’acharner inexorablement sur le maire de Dakar. Figurez-vous que, hormis Khalifa, tête de liste nationale sur la Proportionnelle, tous les six autres députés élus de Mankoo taxawu senegaal sont issus soit de Rewmi (2) soit du Grand parti (2) complétés par Mansour Sy Djamil et Cheikh Bamba Dièye (ah, les veinards) ! Pis encore, même en cas de démission ou de condamnation, Khalifa devra céder sa place non au 8ème, son suivant immédiat, Soham Wardini (proche parmi les proches et adjointe au maire de Dakar), mais au 9ème au nom de la parité qui se trouve être… Malick Guèye, leader des jeunes du Grand parti. Qui eût imaginé un tel scénario au regard de la contribution significative des maires de Taxawu ndakaru en termes de voix, de moyens et… de subversion ?
Au finish, Khalifa s’est gouré dans ses propres choix, perdu par ses lieutenants, d’irréductibles radicaux, entêtés, aveuglés et revanchards à l’égard du Sg du Ps. Irascibles à la seule vue du portrait du Président Sall, même sur un papier A4. Khalifa n’a pas su bien lire. Ni l’heure en Tu ni son heure à lui encore moins bien écouté l’horloge parlante de Ndakaru. Quand la cloche a sonné, lui et ses fidèles ont confondu «il est midi» et «il est minuit». Ses mêmes lieutenants, impétueux, ont confondu le jour et la nuit. Sans tarder, ils ont entamé, frénétiques, le débarquement à l’est du pays, au soleil levant, avec une bonne dose de mysticisme arrosée à la sauce exotique cabo verdet au détriment du cantonnement à l’ouest où des devoirs tout aussi importants, des tâches toutes prestigieuses, les attendaient.
En vérité, je suis meurtri de le voir confronté à ce scénario très peu enviable, profondément meurtri, ne serait-ce que pour son riche parcours politique entamé dès son adolescence, fait de privations sévères et de sacrifices de tous ordres.
5. Contestation des résultats des bureaux de vote à Dakar : un discours fumeux et démagogique contredit par l’article L67 et les dispositions in fine contenues dans le Code électoral. Comment comprendre et accepter que des hommes politiques imbus de leurs titres, qualités et grades réceptionnent et traitent toute la soirée durant dans leur Qg des Pv de bureaux de vote proprement signés par leurs représentants, siègent au Tribunal départemental présidé par trois magistrats à l’expertise avérée, valident le décompte des voix, bureaux après bureaux, y compris l’état récapitulatif des ordres de mission annexés auxdits Pv, ces mêmes hommes mentent toute honte bue à l’opinion publique ? Hum… Les motivations sont ailleurs, mais la chaudière ne chauffera jamais faute de combustible.
6. Conceptualisation et plaidoyer pour un prétendu «contentieux électoral» et appel à l’insurrection. Les manœuvres dilatoires du Président Wade sur un prétendu «contentieux électoral» relève du déjà vécu depuis la fin des années 1980, et rapportées par l’ancien journal satirique, Le Cafard Libéré, avec une ironie toute savoureuse teintée du comique et du burlesque où le même comique côtoie parfois le tragique dans une caricature célèbre intitulée : «Feuilleton autour d’un fauteuil présidentiel». Wade, roublard en diable, se trompe et d’homme et de sujets et de contexte. Le Président Macky Sall, républicain dans l’âme, ne cédera jamais ni à des compromis encore moins à des compromissions. Il est cependant loisible au vieil homme de surfer sur tous les sujets au point de constituer un danger public pour notre cohésion sociale, mais aucun débordement ne sera toléré.
L’ancien Président aurait dû méditer au moins sur l’étendue de sa «mal gouvernance» faite de scandales à répétition jamais égalés dans notre histoire politico-économique. A lui, une seule obsession : perturber voire déstabiliser la gouvernance du Président Sall à défaut d’une chimérique «cohabitation», faire amnistier son fils et le préparer pour 2019.
7. Probable protocole Idy/Khalifa Sall ou les premiers jalons d’un Idy 5ème Président. Il est étrange, absolument étrange, que I-dy riche comme Crésus à Saint James, mais à Seck à Thiès, sa terre natale, mette désormais les points sur les «i» à Dakar où il n’est guère investi et rit jaune à Thiès, battu comme il ne l’a jamais été dans sa carrière politique qu’il a toujours promise d’abréger en cas de défaite. Gageons que Mara ne fera jamais un «wax-waxeet d’enfer», lui, toujours caractérisé par sa crainte révérencielle en Allah, lui le grand connaisseur des textes coraniques et bibliques. Lui, littéraire arabe, homme de lettres et des arts, astronome, astrologue, grammairien, rhétoricien, poète, versificateur et exégète du Coran et enfin auditeur à ses heures perdues. A moins qu’il ne s’agrippe encore sur de prétendues fraudes électorales sans jamais présenter un seul Pv entaché d’irrégularités.
Au fait, au cas où son nouvel allié circonstanciel et pensionnaire de Rebeuss serait inéligible du fait de ses déboires judiciaires, Idy serait-il le candidat de la future coalition Mankoo taxawu Khalifa ngir senegaal à la Présidentielle de 2019 ? Après avoir été remorqué par Bamba Fall et compagnie, largué ses lieutenants en pleines négociations aux Législatives, Idy pourra-t-il, à son tour, remorquer les radicaux de Taxawu ndakaru ? Idy, 5ème présidentiable ou 5ème Président, est-ce envisageable ? A moins que…
8. Ces défis titanesques qui interpellent Bby
8.1. Une communication sociale soutenue et périodique
Au regard du brouillage volontairement entretenu par certains acteurs politiques très malintentionnés sur les actions du gouvernement et la stabilité institutionnelle du pays, il est de la responsabilité historique de Bby de jouer pleinement son rôle d’interface à travers une stratégie de communication pertinente et permanente sur les grandes problématiques de l’heure. L’homme de la rue est toujours enclin à croire aux récits anecdotiques d’un Wade, virtuose des confusions et des amalgames.
8.2. Appui à la réduction des disparités et des déséquilibres : Grand Yoff, un cas atypique. La bérézina subie par Bby à Grand Yoff (-3 374) est une suite logique de l’éclatement du leadership dans nos rangs. La publication d’encarts publicitaires portant des effigies des responsables locaux et celui du Président Sall et autres modes opératoires dans le web ou les réseaux sociaux ne mobilisent guère les militants à la base. Il urge de corriger les déséquilibres et les disparités notés dans des domaines déjà bien identifiés.
8.3. Bonne maîtrise et vulgarisation des politiques publiques : Pse-Odd ajustés à l’Agenda 2 065 de l’Union africaine. Le Sénégal, fidèle à sa réputation de pays leader dans l’innovation et la recherche, a mis en œuvre d’importantes politiques publiques traduites à travers le Pse, notre nouveau référentiel socio-économique fortement apprécié par la communauté internationale. Une intégration et un alignement remarquable des Odd, horizon (2 030), ont été réussis à 77% dans le Pse au point que l’expérience sénégalaise sur le processus d’intégration de ces Odd et leur arrimage à l’agenda de l’Ua intéresse bon nombre de pays africains.
Bby se doit d’appuyer à l’avènement d’un nouveau type de parlementaire préparé techniquement à sa nouvelle fonction dans la bonne maîtrise du contenu de ces politiques publiques de développement d’une part, et de leur évaluation d’autre part, conformément aux nouvelles fonctions de notre Parlement.
Amadou BOCOUM Secrétaire administratif de la Ccr
des Parcelles assainies
amadboc9@ yahoo.fr

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