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En réalité ici au Sénégal, au sein de l’Administration publique utilisatrice, l’Autorité ne fait preuve d’accorder ni aucun intérêt capital réel ni aucune importance significative à la valorisation publique professionnelle du handicap visuel. Et pourtant, conformément aux textes nationaux et internationaux en vigueur relatifs à la promotion du handicap, conformément aux principes généraux et constitutionnels du service public de Droit administratif ainsi qu’aux normes juridiques et conventionnelles de Droit public, il appartient toujours à l’Etat et à la République, de bien matérialiser opérationnellement l’inclusion professionnelle dans tous les services publics de la Nation sénégalaise. Raison pour laquelle c’est à l’Etat et à la République, de faire prise de haute conscience morale et nationale, de faire preuve de sérieuse volonté réelle et institutionnelle, qui garantit assurément la mise en œuvre de la méthodologie d’inclusion professionnelle aussi bien dans toutes les structures publiques que dans toutes les institutions du pays.
En vérité, l’inclusion publique professionnelle ou l’inclusion professionnelle en service public, est la simultanéité d’une combinaison automatique de deux mécanismes en service public à savoir l’inclusion et l’équité. D’ailleurs, elle prend en compte et en charge tout type de Handicap dans toutes les affaires publiques d’un pays et, est complétement indispensable au bon fonctionnement d’une Administration publique démocratique et républicaine. Ainsi l’inclusion en service public, n’est rien d’autre que l’inclusion qui officiellement, de manière stratégique et opérationnelle comme de manière institutionnelle et organisationnelle, prend en compte le handicap aussi bien au plan social et médical qu’au plan professionnel et pécuniaire. Puis l’équité en service public, n’est rien d’autre que l’équité qui d’une part, prend réellement en charge les besoins professionnels de l’agent en situation de handicap, et d’autre part, elle lui assure formellement le plein exercice permanent de ses droits professionnels pour lui permettre d’être dans des meilleures conditions de pouvoir accomplir convenablement ses devoirs professionnels.
Donc au Sénégal, seule l’Inclusion publique professionnelle qui se concrétise par la mise en œuvre de la méthodologie d’Inclusion professionnelle, peut rendre à un agent en situation de handicap, ses droits à la valorisation, à l’épanouissement et à la responsabilisation, dont il est injustement privé du fait de son type de handicap.
En effet, la mise en œuvre de la méthodologie d’inclusion professionnelle obéit obligatoirement à quatre conditions qui sont systématiquement interdépendantes et impérativement complémentaires, bien qu’elles soient parfaitement commutatives. De ce fait, si l’une de ces quatre conditions manque, ou lorsque le service en remplit une mais de manière insuffisante, il ne peut y avoir ni d’inclusion, ni d’équité, considérant le handicap. C’est pourquoi au Sénégal, un ministère qui veut être sincèrement inclusif et honnêtement équitable pour pouvoir bien prendre en réelle considération le handicap visuel, doit forcément remplir toutes ces quatre conditions pleinement et entièrement.
Sincèrement la toute première condition à remplir par le service public, est de valoriser l’agent en situation de handicap par un acte que l’Autorité notifie et signe à l’agent en situation de handicap pour lui fixer les rôles, les missions, les tâches à accomplir ou à exercer par rapport à son profil ou à son expertise. En l’absence de cet acte, l’inclusion reste imaginaire : on parle de maquillage professionnel.
Honnêtement la deuxième condition à remplir, est de donner à l’Agent en situation de handicap un digne épanouissement professionnel par un acte que l’autorité signe et notifie à l’agent en situation de handicap pour l’intégrer dans une équipe technique nationale d’un projet de grande envergure couvrant au moins la moitié du secteur dans lequel l’agent est affecté, ou bien pour l’intégrer dans des activités phare qui touchent au minimum la moitié du système dans lequel l’agent travaille. En l’absence de cet acte, l’équité reste illusoire : on parle de mirages professionnels.
Justement la troisième condition à remplir, est de mettre à disposition de l’Agent en situation de handicap une logistique professionnelle qui lui permet de lire, d’écrire, d’échanger, de communiquer et de se documenter. Aujourd’hui grâce à la nouvelle technologie d’information et de communication, cette logistique professionnelle qui doit être un matériel adéquat, approprié et adapté, peut être un ordinateur classique muni d’un logiciel de système vocal ainsi qu’un scanner quelconque muni du logiciel d’omnipage. En l’absence de cette logistique, l’inclusion et l’équité restent des imaginations : on parle d’utopie professionnelle.
Exactement la dernière et quatrième condition à remplir par le Service public, est de mettre en place un dispositif de mobilité professionnelle qui assure quotidiennement à l’Agent en situation de handicap son déplacement de son lieu de travail à son domicile et de son domicile à son lieu de travail. Cela peut se réaliser grâce à des ressources matérielles et ou financières rendues disponibles et accessibles par l’autorité. En l’absence de ce dispositif, l’inclusion et l’équité restent des fictions : on parle de rêves professionnels.
par conséquent au Sénégal, dans le but d’éliminer toute injustice professionnelle dont un agent de l’Etat en service public surtout au ministère est victime du fait de son type de handicap, afin d’éradiquer toute sorte de marginalisation professionnelle du handicap visuel dans le pilotage d’un système du service public ou d’un sous-système incarné respectivement par un ministère de la République ou par une Direction nationale, il faut urgemment matérialiser opérationnellement l’inclusion publique professionnelle, tout en mettant prioritairement en œuvre la méthodologie d’inclusion professionnelle.
En toute certitude, dans un pays de Droit à l’instar du Sénégal, l’Etat comme la République ont l’obligation et la responsabilité, le devoir et le rôle, le pouvoir et la mission, de promouvoir institutionnellement et de valoriser professionnellement le handicap en service public surtout le handicap visuel au ministère. Or, un ministère utilisateur qui n’applique pas la méthodologie d’inclusion professionnelle, se met dans une situation inadmissible au détriment du principe d’intérêt général et d’utilité publique. Alors, pour éviter qu’une structure ou qu’une institution, soit perceptible en situation d’illégalité et ou d’illégitimité en n’opérationnalisant pas l’inclusion professionnelle, il faut nécessairement désormais que l’Etat contraigne par tout moyen toute autorité d’une structure et ou toute autorité d’une institution à n’avoir obligatoirement qu’un seul choix, celui de bien mettre urgemment en œuvre la méthodologie d’inclusion professionnelle.
En clair, la concrétisation de l’Inclusion publique professionnelle est l’important moyen étatique légal et légitime que la République doit nécessairement désormais rendre réelle et effective en toute urgence, car le handicap visuel qui, selon les textes, est juridiquement et naturellement prioritaire dans les affaires publiques professionnelles, reste malheureusement et regrettablement dans les faits très relégué de manière grave au tout dernier plan. en fait, l’objectif est non seulement d’assurer officiellement à tout agent public en situation de handicap, un digne prestigieux épanouissement professionnel sérieusement bien garanti et une valorisante prestigieuse promotion solidement bien priorisée, mais aussi d’affirmer perpétuellement en permanence l’inclusion et l’équité dans tout service public surtout au ministère. En conséquence, dans toute l’Administration publique utilisatrice du Sénégal, il va y avoir concrètement une absence de discrimination négative à l’endroit de tout type de handicap, un mécanisme fonctionnel luttant contre toute injustice subie par un agent en situation de handicap, et il va y avoir surtout au ministère, une absence de marginalisation professionnelle du handicap visuel dans le pilotage.
Evidemment, tous les différents partenaires techniques et financiers du Sénégal, sont tous formellement invités à s’intéresser à la question de la prise en considération réelle et effective du handicap visuel dans l’Administration publique utilisatrice.
Madiagne FALL – Handicapé visuel – Expert en Administration Spécialiste en Inclusion Agent au Ministère de l’Education nationale

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