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Aymérou Gningue fait plus foi aux 152 milliards qu’aux 200 évoqués par Mimi Touré dans le cadre du recouvrement des biens mal acquis. Le président du groupe parlementaire Bby dit cependant «comprendre» ce débat politique lancé par l’ancienne Première ministre.

Le président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (Bby) a évoqué, à Bignona, le débat sur le montant recouvré dans la traque des biens mal acquis. Aymérou Gningue, qui ne s’oppose pas à une commission d’enquête parlementaire, croit plus au chiffre du gouvernement qu’à celui de Mimi Touré. «Quand le gouvernement dit qu’il a inscrit 152 milliards, c’est que c’est 152 milliards, pas un de plus», a-t-il martelé. Aymérou Gningue, qui pense que le débat animé par l’ancienne Première ministre doit «se comprendre», précise : «Ce n’est pas un discours comptable, mais plutôt politique qui intègre les sommes non encore recouvrées et dont la comptabilité publique ne peut tenir compte. On verra une loi rectificative quand des biens seront mis en vente et qu’il y aura de l’argent public à intégrer. Quand on parle de comptabilité publique, il faut être précis. Et dans ce domaine, personne n’a le droit de dire des choses à l’aveuglette.»
Le président du groupe parlementaire Bby était envoyé par le chef de l’Etat pour remobiliser les troupes en direction de la Présidentielle. «Nous avons délivré un message intelligible du Président Macky Sall pour que 2019 soit une formalité et que nous puissions faire passer notre candidat dès le 1er tour», a-t-il soutenu face aux responsables locaux de la majorité présidentielle. Seulement, pour bon nombre de ses interlocuteurs, la matérialisation d’un tel dessein passe forcément par la prise en charge d’un certain nombre de préoccupations comme la réalisation de la Boucle des Kalou­nayes, l’électrification rurale, le financement des femmes et des jeunes, etc. Pour l’émissaire de Macky Sall, de telles revendications rentrent dans l’ordre normal des choses. «Dans le cadre du rapport que je ferai au président de la République, je lui rappellerai toutes ces préoccupations afin qu’il puisse donner des instructions à son gouvernement pour leur prise en charge dans les meilleurs délais», promet M. Gningue.
Mais en attendant, il a exhorté les responsables de Benno de Bignona à œuvrer dans «l’union». «Pendant 5 ans, une première au Sénégal, une coalition politique créée et considérée au début comme une gageure reste encore debout. Nous devons continuer à travailler avec cet élan de cohésion pour mener la seule bataille qui vaille d’être menée et gagnée, celle de la Présidentielle», a-t-il dit.
imane@lequotidien.sn

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