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La date des Locales n’est pas encore connue, mais Benno bokk yaakaar a lancé sa stratégie de reconquête de Bignona. Un département, comme les deux autres, contrôlé par Pastef de Ousmane Sonko.

Ça bouge dans les états-majors politiques de Bignona. A l’image de Pastef, la coalition Benno bokk yaakaar a organisé la semaine dernière un séminaire dédié à ses cadres pour discuter de plans et de stratégies de reconquête du département contrôlé depuis la dernière Présidentielle par Ousmane Sonko. Le coordonnateur départemental de Bby indique que ce séminaire sera suivi d’un autre, organisé par des jeunes, des femmes, des enseignants et des sages. Dans cette dynamique de remobilisation des troupes, Abdoulaye Badji a également annoncé des tournées politiques dans les communes de Niamone et de Djignaky. Cette rencontre qui s’est tenue à la veille du Nouvel an a été une occasion de faire le bilan de la coalition présidentielle dans le Sud. Et le ministre conseiller à la présidence de la République reconnaît que 2019 a été une année politique «assez particulière et singulière» pour leur coalition. «Elle a été marquée par le premier trébuchement – et qui sera le dernier – de leur coalition à une élection, notamment celle présidentielle. Et c’est pourquoi nous avons à cœur de relever ce défi et je crois que le plan d’action que nous avons établi va dans ce sens. Nous pensons que ce département va recoller avec Benno», espère M. Badji. Il compte, pour ce faire, sur la mise en œuvre de ce plan de reconquête dégagé à l’issue du séminaire. Abdoulaye Badji rappelle que Bignona a toujours été un département «maîtrisé» par Bby.
Pour les responsables de la majorité présidentielle, Macky Sall avait pourtant bien des arguments à faire valoir et suffisants pour avoir la confiance des électeurs de la région de Ziguinchor de manière générale. «Les politiques avaient d’ailleurs pensé, comme tout esprit le devait également, que la réalisation du seul pont de Farafegny pouvait suffire à accorder sa confiance au Président Macky Sall. Et il y a en plus le désenclavement routier, aérien et maritime et celui intérieur avec les pistes construites dans le département de Bignona qui ont changé le décor de plusieurs collectivités et de villages. Cela est une avancée extraordinaire», a-t-il magnifié. Le coordonnateur de la majorité présidentielle a souhaité une paix définitive en Casamance, car les populations en ont besoin pour mener leurs activités. Mais aussi parce que c’est cette paix qui permettra au président de la République de «développer cette région» et, sur le plan politique, de «favoriser la reconquête de Bignona par Bby» aux prochaines élections.

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