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Il a décidé de s’engager politiquement à Bignona pour offrir, «pour la première fois», la mairie à l’Apr. Aubin Sagna comp­te, pour ce faire, en découdre avec Mamadou Lamine Keïta qui a récemment rejoint la majorité présidentielle.

Aubin Sagna descend sur le terrain. Il compte militer à Bignona et en faire une base pour soutenir le Président Macky Sall. Face à la presse, il a donné les raisons de son engagement. Entre autres, il cite «l’intérêt» manifesté par le chef de l’Etat pour la Casamance de façon générale, mais aussi parce qu’il a été un «témoin privilégié» de ses réalisations économiques et de ses ambitions pour le développement du sud. Le secrétaire général du ministère des Infras­tructures, des transports terrestres et du désenclavement loue ainsi les actions «rassurantes» en faveur du désenclavement. «Et si l’Etat, par sa politique macroéconomique, est en train d’y travailler, la collectivité locale et les populations à la base doivent aussi y jouer leur partition», estime-t-il. Le néo-Apériste met le niveau de la pauvreté des populations bignonoises qui «manquent de système d’assainissement, d’infrastructures urbaines, d’électricité, d’offres de formation et d’accompagnement des jeunes, de financement des femmes» dans le compte du Conseil municipal avec une «insuffisance de résultats». C’est sans doute une pique au maire Mamadou Lamine Keïta qui a rejoint la mouvance présidentielle avec son mouvement.
Aubin Sagna ne cache plus ses ambitions de reprendre la mairie des mains de l’ancien responsable du Pds. «C’est là ma conviction très forte qu’il faut aider le Président Macky Sall et l’Apr à gagner pour une fois dans la commune de Bignona. Je voudrais faire partie de ces hommes et femmes qui le feront désormais. Et je compte travailler activement à l’atteinte de ce résultat», a-t-il indiqué. Mais M. Sagna précise : «J’ai fait le choix pour l’adversité et la compétition dans les idées, l’offre politique et les propositions de programmes de développement en acceptant de descendre sur le terrain politique. Je ne serai jamais dans ce qu’on appelle communément la politique politicienne. Je m’en tiendrai à la politique au sens noble que les grecs lui ont donné : la construction de la cité.»
imane@lequotidien.sn

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