PARTAGER
Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture.

La deuxième session du comité de pilotage du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel (P2rs) et du Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) a été tenue hier. En marge de cette réunion, les acteurs du P2rs et du Driars ont fait le bilan de leurs réalisations au cours de l’année 2016, avant d’évoquer les perspectives pour 2017.

En marge de leur deuxième session, les membres du comité de pilotage ont dressé un bilan détaillé des activités réalisés en 2016 dans le cadre de la mise en œuvre du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) et du Driars. En terme d’acquis, explique Younoussa Mballo, coordonnateur du P2rs, ils ont pu mettre en place tous les outils de gestion, identifier l’essentiel des sites d’interventions au ni­veau des régions ciblées.
Financé à hauteur de 18,5 milliards de francs Cfa avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), le Pro­gram­me intervient, pour le moment, dans cinq régions du Sénégal, notamment Fatick, Ké­dou­gou, Kolda, Tambacounda et Matam. Ils ont pu démarrer, à travers ces zones, un programme d’ancrage qui consiste à la réalisation de 50 ouvrages de retenue d’eau pour accompagner les populations sur les activités de structurations. En même temps, ajoute M. Mballo, toutes leurs activités liées à l’élevage ont été lancées. Cela, pour faire face aux changements climatiques. Du­rant la campagne agricole 2016-2017, renseigne Younoussa Mbal­lo, le P2rs a mis en œuvre un programme d’appui à la production de céréales constituées de riz, de maïs, de mil et de sorgho avec 400 tonnes de semences qui ont atteint 10 778 ha dont 154 ha de multiplication de semences, entre autres réalisations.
Pour 2017, les acteurs du P2rs ambitionnent de finaliser les travaux entrepris, avant de lancer d’autres, tout en assurant l’encadrement de 1800 producteurs.
Le P2rs a été mis en place pour contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et accroitre, sur une base durable, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques.
Le comité de pilotage, qui a travaillé sur l’opérationnalisation du programme, a ainsi, élaboré des stratégies de mise en œuvre et de mise en place du dispositif de ses activités en rapport avec les collectivités locales et les autorités administratives.
Pour le Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars), ses interventions ont porté essentiellement sur les productions agricoles, l’élevage et l’aquaculture.
D’après le conseiller technique du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Modou Mboup, suite à la mise en place de son équipe de gestion, le Driars a procédé au développement des infrastructures agricoles, d’élevage et aquacoles et a développé un système national et régional d’information pour la gestion et la prévention de la crise alimentaire, pour ne citer que ceux-là. Afin de fournir aux différents acteurs des informations pertinentes pour la prise de décision dans le domaine de la sécurité alimentaire. Pour ses activités de 2017, le Driars compte bien poursuivre ses projets entamés en 2016 susmentionnés.
msfaye@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here