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L’incendie de Pakku Lambaye figure en bonne place dans le lot des catastrophes qui ont marqué le pays. Il a coûté entre 7 et 8,5 milliards de francs Cfa. Le ministre de l’Intérieur, qui a donné ce chiffre hier lors du vote du projet de budget de son ministère, annonce un déguerpissement partiel et une restructuration dudit marché.

L’incendie de Pakku Lambaye, qui a entraîné la perte de 4 lignes à haute tension à la Senelec, a causé beaucoup de dégâts. Ces derniers, selon le ministre de l’Intérieur, aurait coûté entre 7 et 8,5 milliards 500 millions de F Cfa. Et pour éviter que de pareilles calamités ne se reproduisent, les occupants des hautes tensions vont être déguerpis. «15 mètres de part et d’autre des lignes à haute tension ne seront plus tolérer», a informé le ministre de l’Intérieur. Qui invite les gens «à ne pas politiser Pakku Lambaye». En effet, interpellé par Aïda Mbodj lors du vote du budget de son département, Aly Ngouille Ndiaye rappelle que «Pakku Lambaye était là bien avant 2012 (…) Je vais prendre toutes mes responsabilités. Ce n’est pas raisonnable d’occuper les couloirs des lignes à haute tension en plus d’y installer des matériels inflammables. La restructuration du marché sera faite». Le ministre de l’Intérieur annonce que 1400 policiers vont être recrutés en 2018.
Interpellé par les députés sur le manque d’infrastructures dont souffrent les régions périphériques, Aly Ngouille annonce qu’un programme pluriannuel va doter de caserne de sapeurs-pompiers, les 14 départements qui n’en disposent pas. La plupart des interpellations peuvent être résumées par le manque d’infrastructures. A ce sujet, Aly Ngouille Ndiaye a expliqué qu’en «deux ans, je ne peux pas vous dire que tous les problèmes seront réglés mais on va sentir la présence de l’Etat».
En ce qui concerne la baisse du budget du département qui est passé de 133 324 435 280 F Cfa en 2017 à 122 785 731 360 F Cfa l’année prochaine, cela s’explique par l’arrivée à terme du Programme d’appui au cadre d’intervention et de coordination interministérielle des opérations de lutte anti-terroriste (Cico). Qui est passé de 20 milliards à 3 milliards F Cfa. Mais en ces temps de menaces terroristes, les députés ne semblent pas s’inquiéter de cette situation. Lors des débats, à aucun moment, le ministre de l’Intérieur ne s’est fait interpeller sur cette baisse. Dans pareilles situations, il est difficile de conserver la place du Sénégal comme un ilot de paix dans une région en proie à la violence.
mgaye@lequotidien.sn  

1 COMMENTAIRE

  1. Il aurai fallu mieux équipé nos pompiers. Si ce n’était pas l’armée française qui était intervenue il y aurai eu plus de pertes. Que la Senelec revoit ces plans de branchement.

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