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Evaluant ses 72 heures de grève, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) soutient que son «impact est inestimable». Dans un communiqué, le bureau exécutif national du Sytjust rappelle que son mouvement d’humeur, c’est pour protester contre le manque de sincérité du gouvernement et exiger la mise en œuvre effective des réformes initiées d’un commun accord avec lui.

Après avoir observé 72 heures de grève, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) tire un bilan satisfaisant de son mouvement d’humeur. Dans un communiqué, le bureau exécutif de ce syndicat informe que «l’impact de cette grève est inestimable tant au plan économique que social». Mais il précise toutefois que «le blocage des services du ministère de la Justice, des Cours et tribunaux n’est pas le but recherché par les travailleurs de la justice». Selon les syndicalistes, par ce mouvement d’humeur, ils ont juste voulu «protester contre le manque de sincérité que lui a manifesté le gouvernement qui, apparemment, remet en cause la mise en œuvre effective des réformes qu’il avait pourtant initiées d’un commun accord avec le Sytjust». Ledit syndicat rappelle qu’il exige «l’amélioration significative des rémunérations dans le secteur public de la justice par l’octroi d’une indemnité représentative de logement, d’une prime d’incitation à la célérité et par l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature».
D’après le Sytjust, «la paralysie des services du ministère de la Justice, des Cours et tribunaux révèle que les travailleurs de la justice constituent un maillon névralgique qui contribue de manière considérable à l’exercice du pouvoir judiciaire». Ainsi, les membres de ce syndicat estiment qu’ils «devraient bénéficier, au même titre que les autres acteurs de la justice, de toute l’attention du gouvernement, tout particulièrement celle du président de la République qui, de par la Constitution, est le garant du bon fonctionnement des institutions».
Par ailleurs, le Sytjust qui soutient n’avoir pas abusé de l’exercice de son droit de grève rappelle que pendant quatre ans, il «a fait preuve de patience et de responsabilité, en participant à un dialogue social paisible qui n’a abouti qu’à des engagements non encore respectés par le gouvernement». «Il a toujours fait montre de son souci de respecter le droit des usagers de disposer d’un service public de la justice exempt de dysfonctionnements», a-t-on ajouté. Pour ces syndicalistes, «le gouvernement devait profiter de ces bonnes dispositions des travailleurs de la justice au lieu d’en abuser jusqu’au point de l’exaspération qui ne leur offre aucune autre issue si ce n’est la lutte acharnée pour la satisfaction totale de leurs doléances». Déterminés à amener le gouvernement à satisfaire leurs revendications, les travailleurs de la justice soutiennent qu’ils «sont résolus à continuer et à intensifier la lutte jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications sans laquelle la justice sénégalaise mourra de sa très belle mort».
dkane@lequotidien.sn

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