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Le Projet fédérateur semences qui s’active dans la production de semences certifiées dans 4 zones agro écologiques a tiré un bilan satisfaisant de ses activités d’intervention. Selon Abdoulaye Sy, directeur de la zone Ancar du bassin arachidier sud, sur un objectif fixé de 740 tonnes de production de semences de céréales sèches certifiées, le projet est allé bien au-delà, en réalisant près de 900 tonnes, dépassant de loin les objectifs. Il s’agissait d’accompagner et de former les organisations de producteurs agricoles à pouvoir elles-mêmes produire des semences certifiées qu’elles revendront aux producteurs dans les différentes zones d’intervention. Grâce au projet, assure M. Sy, le manque de semences qui était la principale complainte des producteurs est complétement réglé. L’Ancar qui est chargée de mettre en œuvre le projet avait développé une approche de production communautaire de semences certifiées. Il consistait à mettre ensemble des organisations de producteurs agricoles qui, elles-mêmes, centralisent les productions, les conditionnent et les acheminent vers le centre de traitement et en retour, les revendent à leurs membres, aux autres producteurs qui se trouvent dans leur zone. 70 organisations de producteurs se sont activées dans la production de se­men­ces certifiées. Mais seules 14 sont reconnues et contractualisent avec l’Etat et assurent la production de semences certifiées dans les communes polarisées.

57 communes ciblées à travers le pays
Le projet, informe toujours M. Sy, est financé par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/­Waapp), initié par la Com­mu­nauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à travers le Fonds national de recherche agricole (Fnra). Il est mis en œuvre dans les zones du bassin arachidier sud, du Sénégal oriental et Haute Casamance, dans la Moyenne Casamance et au niveau de la Vallée du fleuve. Aujourd’hui, les organisations de producteurs formées dans la production de semences sont devenues professionnelles et reconnues par leurs pairs. Leur mise en place a permis de régler le manque de semences certifiées que déploraient les paysans tout le temps. Aujourd’hui, le projet est intervenu dans 57 communes à travers le pays, et partout les résultats obtenus sont satisfaisants, explique Ablaye Sy. Pour ce qui est du choix de la semence de la spéculation à produire, liberté est donnée aux organisations sur place, qui connaissent mieux les réalités du terrain et les besoins des marchés pour mieux déterminer la variété à produire, précise-t-il.
Le Projet fédérateur semences qui a été lancé en 2013 a réussi beaucoup de réalisations à Tamba. Selon les informations fournies par le point focal de Tamba, 18 communes ont été ciblées avec pas moins de 118 producteurs touchés. Sur le plan des cultures, 288 ha ont été emblavés à Tamba, Kédougou et dans la zone de Vélingara, explique Thierno Aly Tall, point focal du projet à Tamba. Mieux, se réjouit M. Tall, sur un objectif de 288 tonnes de production, le projet a permis de réaliser 335 tonnes de semences certifiées. Aussi, dit-il, sur les 78 organisations de producteurs avec lesquelles ils ont travaillé, le projet a réussi à les organiser en réseaux dont 5 ont été créés. Il s’agit de passer de micro-organisations vers de grandes organisations, mieux structurées et beaucoup plus à même de développer des activités de grande envergure.
 afall@lequotidien.sn

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