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Awa Marie Coll Seck.

Des bonds qualitatifs ont été notés dans le secteur de la santé. Mais des efforts doivent encore être faits sur plusieurs points, notamment l’affectation de médecins spécialistes dans les régions. Lors de l’ouverture de la 7ème édition de la revue annuelle conjointe du Plan national de développement sanitaire et social, le ministre de la Santé et de l’action sociale a noté des avancées tout en reconnaissant qu’il y a encore des défis à relever.

Le ministre de la Santé et de l’action sociale a procédé hier à l’ouverture de la 7ème édition de la revue annuelle conjointe du Plan national de développement sanitaire et social. L’objectif de cet exercice est de faire l’évaluation des réalisations faites au niveau du système de santé. Lors de cette rencontre, Awa Marie Coll Seck a fait savoir que des efforts ont été faits dans différents domaines du secteur de la santé. Concernant les ressources humaines, elle soutient que «nous avons eu un bond qualitatif en ce qui concerne le nombre de personnes recrutées». «Nous sommes en train d’atteindre 1 000 agents recrutés par an (…). Au Sénégal, nous avons 1 600 postes de santé, en dehors de Thiès et Dakar. Nous voulons que tous ces postes puissent avoir un infirmier et une sage-femme. Cela va permettre d’augmenter la qualité des soins», a-t-elle expliqué. Un autre aspect sur lequel des améliorations doivent être apportées, c’est le manque de spécialistes dans les hôpitaux. A ce propos, le ministre de la Santé a fait savoir que pour trouver une solution à ce problème, depuis 4 ans des bourses sont octroyées à des médecins pour leur spécialisation. «Nous espérons qu’il y aura de plus en plus de Sénégalais qui sortent et qui acceptent d’aller au niveau des régions. Pour les techniciens supérieurs, il y a même des filières où il y a des échecs à l’examen d’entrée. Il y a un travail à faire pour qu’il y ait beaucoup plus de techniciens supérieurs. Parce que même si vous avez un médecin chirurgien, si vous n’avez pas d’anesthésiste, la structure ne pourra pas bien fonctionner», a-t-elle dit.
S’agissant du Programme national de développement sanitaire, Mme Awa Marie Coll Seck a fait savoir que des avancées ont été notées. D’après le ministre de la Santé, concernant la mortalité maternelle par exemple, on est passé «de 500 décès pour 100 mille naissances vivantes à 315 décès pour 100 mille naissances vivantes». Toutefois, elle souligne qu’il y a encore des efforts à faire à ce niveau. «Même une femme qui meurt, c’est trop. C’est pourquoi nous avons ajouté à notre programme les audits maternels. C’est-à-dire quand une femme meurt, ce sont tous les acteurs qui sont interviewés pour voir pourquoi elle est décédée pour essayer d’améliorer les prestations», a-t-elle indiqué. Par ailleurs, elle a souligné que de bons résultats ont été notés sur le plan de la couverture avec des maladies comme le paludisme. D’après le ministre de la Santé, il y a «des régions où le diagnostic du palu est rare». Et pour la tuberculose, «plus de 80% des malades traités guérissent». Mais selon Mme Seck, aujourd’hui le système de santé devra faire face à un double fardeau : «Celui des maladies trans­mis­sibles et des maladies non-transmissibles comme le diabète, l’hypertension artérielle, les cancers.»

Elaboration des Plans de travail annuel : Le ministre plaide pour une synergie d’actions

Lors de cette rencontre, le ministre de la Santé et de l’action sociale a plaidé pour une synergie d’actions autour de «l’exercice de planification pour une meilleure identification des stratégies à développer dans le secteur». Selon Awa Marie Coll Seck, les Plans de travail annuel (Pta) constituent une base essentielle dans la planification. Même si «d’importantes améliorations ont été faites dans l’élaboration des outils, la collecte et la disponibilité des Pta à tous les niveaux», elle souligne qu’il subsiste «quelques écueils dans le respect des instructions de remplissage et les délais de transmission». Le ministre de la Santé et de l’action sociale a rappelé dans son discours que «la réforme des finances publiques de l’Uemoa vient aujourd’hui accorder plus d’importance à l’élaboration de ces Pta». «Les réformes introduites dans le secteur ont donné naissance à une architecture avec des programmes fonctionnels plus cohérents et en phase avec les exigences des réformes de l’Uemoa», a-t-elle fait savoir. De même, Mme Seck souligne que «la synthèse des Pta doit servir à l’élaboration de deux documents importants : le projet du budget, mais aussi du projet annuel de performances qui décline les résultats à réaliser en fin d’année».

dkane@lequotidien.sn

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