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La première phase du Plan Sénégal émergent (Pse) s’achève bientôt. A l’heure du bilan, Ibrahima Wade, le Directeur général du Bureau de suivi du Pse, tire un bilan satisfaisant. Selon M. Wade, sur les 27 projets phare, 13 sont en cours d’exécution. Il indique que l’année à venir va permettre de récolter «des pépites en or» avec la livraison de plusieurs projets d’infrastructures.

La première phase du Plan Sénégal émergent (Pse) s’achève bientôt. A l’heure du bilan, Ibrahima Wade, Directeur général du Bureau de suivi du Pse, indique que sur les 27 projets phare de la première phase du Pse, 13 ont été lancés. Au plan des réformes, 13 sur les 17 réformes ont été mises en place. «On parle beaucoup des projets, mais les réformes sont les plus importantes. Elles permettent quand nous mettons en œuvre des projets, d’en tirer des retombées. Et c’est là que nous mettrons l’accent», explique M. Wade. Dans le cadre de la préparation de la deuxième phase du Pse, un atelier s’est tenu hier à Dakar. Selon le directeur du Bureau de suivi du Pse, «cet atelier-bilan est important, parce qu’il permet de passer en revue de façon critique et objective le chemin parcouru, voir où est-ce qu’on en est, mais aussi relever les défis».

Foncier, contrainte majeure
A ce niveau, M. Wade informe que l’une des principales contraintes reste le foncier. «Quand le gouvernement lance un grand projet, il y a de l’anticipation dans l’occupation du foncier. Dans le cas du Train express régional (Ter), du fait que l’idée a été lancée, il y a eu des occupations. Même si juridiquement l’emprise est sécurisée, il y a des personnes qui viennent occuper et il faut les déguerpir, ce qui a un coût financier, mais aussi en termes de délais.» Autre contrainte identifiée par M. Wade, celle liée à la maturité des projets. «Eu égard à la complexité des projets, il est difficile de faire des études de rentabilité techniques et financières préalables. Ce sont des projets très consommateurs de ressources financières et il faut être sûr de ne pas se tromper dans ce que l’on fait. Il y a de l’expertise que ça demande, pour faire les études financières nécessaires, les études d’évaluation qui permettent, une fois que le premier coup de pioche donné, de savoir ce qui nous attend», explique-t-il.
Avec un taux de croissance attendu à 7% dès l’année prochaine, le Sénégal «est en train de faire de grands bonds», selon le Directeur général du Bos/Pse. Ibrahima Wade souligne que deux indicateurs permettent de mesurer l’avancement du Sénégal au cours de ces dernières années de mise en œuvre. «Le premier, c’est le taux de croissance qui s’est définitivement inscrit dans le cycle des 6 % et frôle les 7%. Mais indépendamment de ça, quand on voit la courbe de progression de la croissance et qu’on voit les résultats des principaux secteurs, que ça soit la riziculture, la culture arachidière, l’élevage, la pêche, les mines et l’habitat, on se rend compte que ce n’est pas étonnant que nous atteignions ce taux de 6,7%, parce que les secteurs de production contribuent de manière significative. C’est vraiment le révélateur qui est basé sur des faits qui montrent qu’aujourd’hui, l’économie du Sénégal est en train de faire de grands bonds», explique M. Wade.

De nouveaux projets attendus en 2018 
Pour l’année à venir, Ibrahima Wade promet «que des pépites en or» vont être récoltées. En plus de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), les projets autoroutiers qui seront réceptionnés comme Ila Touba vont doter le pays de 205 km d’autoroute en 2018. Il s’y ajoute la mise en place de l’usine de fabrication de solutions glucosées Parenterus. Cette usine va permettre au Sénégal d’arrêter d’importer annuellement 12 millions de solutions glucosées et aussi d’en exporter. Sur le plan de l’habitat social, Ibrahima Wade informe qu’en 2017, 10 000 logements ont été réalisés sur les 15 000 prévus. Le port minéralier de Bargny, la Cité du savoir de Diamniadio, les Zones économiques spéciales (Zes) sont autant de projets attendus.

Changer les mentalités
Selon le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse),  Cheikh Kanté, le chemin vers l’émergence va encore être long. «Ce qui reste à faire est beaucoup plus important», souligne-t-il, en insistant sur la nécessité de changer les mentalités. «L’émergence ce sont des projets, des réformes, mais c’est aussi un état d’esprit. Il nous faut changer de mentalité, avoir un état d’esprit d’émergence. C’est le chemin par lequel tous les pays sont passés», ajoute Ibrahima Wade.
mamewoury@lequotidien.sn
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