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Bien qu’ayant perdu leur titre face au Nigeria, les Lionnes sortent la tête haute à l’issue de l’Afrobasket 2017. Les Filles de Tapha Gaye s’offrent une place au Mondial et voient la doyenne de l’équipe, Astou Traoré, survoler le tournoi en devenant Mvp et meilleure marqueuse du tournoi. Zoom sur les 12 vice-championnes d’Afrique.

Oumou Khaïry Thiam
C’est l’une des meilleures satisfactions de l’équipe. Egale à elle-même, Oumou Khaïry Thiam a régalé le public du Palais des Sports de Bamako par ses shoots primés. Et souvent dans les meilleurs moments où l’équipe en avait vraiment besoin. Parmi les jeunes cadres de la sélection (27 ans), la native de Saint-Louis a encore des années devant elle. Au grand bonheur de la sélection féminine.
Aya Traoré
La capitaine des Lionnes n’a pas été étincelante à Bamako. Aya Traoré a eu du mal à trouver le rythme au sein de la Tanière. Avec le poids de l’âge, elle a été impuissante pour guider le navire. Celle qui enchainait les paniers les éditions précédentes, n’a été que l’ombre d’elle-même. Parmi les joueuses sénégalaises les plus titrées, Aya Traoré est aujourd’hui plus proche de la retraite internationale.
Fatou Dieng
Elle a traversé l’Afrobasket 2017 sans jamais retrouver le meilleur de sa forme. Gênée par une maladie avant de rejoindre la Tanière, Fatou Dieng est quasiment restée convalescente. Avec sa petite taille, son corps frêle, celle qui avait survolé les éditions précédentes, n’a malheureusement pas séduit. Et cela, malgré la confiance affichée du sélectionneur qui a tout fait pour la remettre dans le bon rythme. Bamako pourrait aussi être sa dernière campagne avec les Lionnes.
Oumou Khaïry Sarr
Absente à Yaoundé, Oumou Khaïry Sarr a su reprendre sa place au sein de la Tanière. Ce qui était loin d’être facile, au sein d’un groupe champion en titre, pour cette ancienne de l’équipe. L’ «Espagnol» a dû batailler dur pour mériter la confiance du coach. Présente en défense, elle a également apporté sa touche en attaque. Elle a cependant un peu péché, par moments, dans la précipitation.
Ndèye Sène
Avec sa petite taille et sa vivacité, Ndèye Sène a survolé l’édition 2017. Pour son grand retour, après son absence à Yaoundé, la Saint-louisienne avait vraiment à cœur de mener l’équipe à bon port. Confinée malgré elle au rôle de meneuse à la place de Fatou Dieng, l’ailière de l’Asc Ville de Dakar, élue une seconde fois «Reine de la saison», a éclaboussé l’édition 2017 par ses shoots primés.
Mame Diodio Diouf
Elle n’a pas fait une bonne saison avec le Dakar Université Club (Duc), cette année. Au point que sa présence dans la liste des 12 Lionnes avait indisposé bon nombre d’observateurs. Sauf que le sélectionneur, Moustapha Gaye, tenait à l’avoir dans son groupe. Le choix a été payant puisque la meneuse des Lionnes a su tenir son rang surtout par ses shoots primés.
Astou Traoré
Toujours égale à elle-même, Astou Traoré a survolé le tournoi pour avoir été élue meilleure joueuse (Mvp) de l’Afrobasket féminin, meilleure marqueuse et sélectionnée dans le cinq majeur. La totale pour la doyenne de la Tanière (36 ans) qui est devenue la meilleure marqueuse de toute l’histoire de l’Afro­basket. Il ne lui manquait que le trophée pour couronner le tout. A l’image des éditions précédentes, elle a étalé classe et adresse, au point de convaincre la famille du basket africain. Malgré son âge, elle a toujours été prête à jouer pour le maillot national. Jusqu’à quand encore ? Ce qui est sûr, c’est qu’il sera difficile de lui trouver une remplaçante.»
Lycka Sy
Elle fait partie des jeunes qui viennent d’intégrer la Tanière. Pleine d’audace, elle fait partie de la nouvelle génération qui aura la lourde responsabilité de tenir le flambeau. A l’image de ses sœurs, Anta Sy et Mame Marie Sy, qui ont imprimé leur marque au sein de la Tanière. A Bamako, Lycka Sy a naturellement pris la mesure de la température et de l’énorme défi qui l’attend.
Mame Marie Sy
Considérée comme la tour de contrôle de la défense, Mame Marie Sy a une fois de plus été présente, réalisant une belle campagne. Autant en défense qu’en attaque. Avec l’absence de Maïmouna Diarra, elle avait la lourde responsabilité de garder la maison. Une tâche qu’elle a assurée avec beaucoup de ri­gueur.
Ramata Daou
Ce n’était pas évident pour Ramata Daou de jouer dans son pays d’origine. Naturalisée en 2011, elle a quand même pu trouver ses marques et être présente dans le jeu intérieur des Lionnes. Par contre, elle a été, par moments, transparente dans le match, surtout au niveau des rebonds.»
Aminata Fall
Elle peut être considérée comme la révélation du tournoi, côté sénégalais. Pour sa première campagne africaine, Aminata Fall n’a pas mis trop de temps pour trouver ses marques. Avec un basket proche du style américain où elle a passé une partie de sa carrière, la native de Louga reste l’avenir de l’équipe. Surtout qu’elle est très jeune (26 ans).
Aïcha Sidibé
«Pour sa première participation à l’Afrobasket, Aïcha Sidibé, la benjamine du groupe (21 ans), a eu assez de temps jeu pour s’exprimer. Si elle n’a pas été souvent très présente sur les rebonds dans son rôle de pivot, elle peut quand même se satisfaire de son parcours. Dans l’espoir de revivre une nouvelle campagne africaine.»

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