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Le chef de l’Etat, en dissolvant le Commissariat général au pèlerinage pour le remplacer par une Délégation générale en avril dernier, souhaitait impulser «une transformation catégorielle» dans la gestion étatique de l’évènement. A l’heure du bilan de l’édition 2016, ses acteurs ont un sentiment de réussite qu’ils souhaitent d’ores et déjà projeter sur la prochaine édition.

«Ce n’est pas seulement un changement de nom qui a été opéré, c’est un changement de vision et de paradigme.» Par ces mots, le Délégué général du pèlerinage aux Lieux saints de l’islam, Abdoul Aziz Kébé, exprime sa  pleine satisfaction à l’égard du remodelage de l’organisation de l’événement. Portant en bandoulière la volonté de «re­placer le pèlerin et la religion au centre de ce cinquième pilier de le religion musulmane», la délégation générale, deux mois après le retour des derniers pèlerins, affirme sans ambages : «Nous avons réussi et nous pouvons dire que sommes arrivés à la fin de notre mission avec la satisfaction des Sénégalais, car nous sommes partis des acquis en nommant comme conseillers des personnalités rompues à la tâche.» Abdoul Aziz Kébé explique dans un premier temps que cette réussite réside dans le fait que bien qu’«étant une activité saisonnière, cette séquence temporelle est préparée bien avant qu’elle n’advienne». Cette prise en compte s’illustre par la nomination par le chef de l’Etat d’un secrétaire permanent au pèlerinage pour «inscrire l’organisation du pèlerinage dans la permanence de l’Administration du Sénégal». A cela s’ajoute la dotation d’organes de «ressources humaines de qualité» qui traduisent et exécutent «cette vision en plans d’action». Ces organes sont notamment cinq cellules distinctes et en particulier la cellule administrative et financière, «véritable cheville ouvrière de la délégation». La cellule médicale et religieuse n’en est pas moins déterminante puisque le délégué général affirme : «Elle a une part importante à jouer non seulement dans la préparation médicale, l’accomplissement du rite, mais également dans la compréhension de la philosophie de celui-ci qui dépasse l’activité du pèlerinage parce qu’elle embrasse la vie tout entière». De plus, Abdoul Aziz Kébé indique qu’«un code de conduite a été établi pour les missionnaires et une communication permanente mise en place avec les pèlerins à travers notamment la création d’un site internet». Au-delà de ces innovations, le fait qu’on soit passé d’«un extrême à l’autre» au vu du caractère dramatique de l’édition 2015 relève, d’après le délégué général, tout d’abord «de la volonté divine qui nous a inspirés en tant que croyants». Pour l’édition échue, le Sénégal avait un quota de 10 500 pèlerins en 2016 et la délégation en a acheminé 1 500 contre 9 000 chez les voyagistes privés. La délégation envisage d’établir un nouveau cahier des charges dès février 2017 pour l’édition à venir.
bdavid@lequotidien.sn

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