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Battus en finale de la Can par l’Algérie, les Lions sont tombés les armes à la main dans l’antre du stade international du Caire. Si certains ont tiré leur épingle du jeu durant cette Can égyptienne, d’autres par contre sont complètement passés à côté.

LES TOPS
Alfred Gomis (Spal)
Il n’était certainement pas préparé à disputer autant de matchs durant cette Can. A l’arrivée, Alfred Gomis a finalement pu remplacer dignement dans les buts, Edouard Mendy, blessé contre le Kenya. Jeté dans le bain à quelques minutes d’un des matchs les plus difficiles de cette campagne, le gardien de Spal, en Serie A italienne, a finalement relevé le défi.
A son actif, un seul but encaissé, après quatre clean-sheets. C’était celui contre l’Algérie en finale. Un but matinal, venu d’ailleurs et qui a surpris tout le monde. Le portier des Lions, très imposant dans ses cages avec son 1,96m, a aussi arrêté un penalty déterminant contre la Tunisie.
Kalidou Koulibaly (Naples)
Il reste le meilleur défenseur de la Can 2019. Un patriote adulé par tout le monde. Kalidou Koulibaly a répondu présent durant cette campagne. En témoigne sa présence dans l’équipe type de la Can. Malheureusement il n’a pas pu jouer la finale pour cumul de cartons. Une absence qui a impacté la défense sénégalaise en finale. Surtout dans les premières minutes ayant occasionné le but matinal des Fennecs.
Youssouf Sabaly (Bordeaux)
Discret, mais impérial. Youssouf Sabaly a été énorme sur le côté gauche. Multipliant les va-et-vient dans son couloir, il aurait pu s’offrir un but pendant ce tournoi avec cette frappe enroulée repoussée par le poteau des buts tunisiens. Dans l’équipe-type de la Can, le Bordelais que beaucoup voient plus à l’aise à droite, reste un élément essentiel sur qui compte le sélectionneur pour repartir sur de nouvelles bases.
Lamine Gassama (Göztepe)
Relégué sur le banc par Moussa Wagué (en manque de rythme), Lamine Gassama a su garder son mal en patience avant de reprendre «sa» place. Titulaire lors du troisième match contre le Kenya, l’arrière droit de Göztepe, en Turquie, n’est plus retourné sur le banc. Il a été excellent sur son côté droit au point de figurer, à l’image de Sabaly, dans l’équipe-type de la Can. Une belle récompense pour ce joueur très généreux.
Henri Saivet (Bursaspor)
Il a beaucoup apporté à l’équipe dans l’entrejeu, même s’il n’a pas été assez heureux sur les coups de pied arrêtés, sa spécialité. Auteur d’une bonne campagne, Henri Saivet qui évolue au Bursaspor, en Turquie, n’était pas présent au Mondial russe. Il devrait désormais inspirer plus de respect au sein de la Tanière.
Idrissa Gana Guèye (Everton)
Il est devenu, en l’espace de quelques années, le maestro de l’équipe. Elégant dans l’entrejeu, Idrissa Gana Guèye est ce genre de joueur qui séduit plus d’un. Repositionné milieu relayeur, laissant Pape Alioune Ndiaye dans un rôle de sentinelle, Gana n’a pas hésité à se projeter en attaque et se transformer en buteur contre le Bénin en quart de finale. Normal donc qu’il soit lui aussi dans l’équipe-type de la Can, même s’il a été discret lors de la finale.
Pape Alioune Ndiaye (Galatasaray)
On connait son talent mais aussi sa rigueur à la récupération. Pape Alioune Ndiaye est l’une des grosses satisfactions de cette campagne. Présent dans les duels, il a souvent donné le tempo à ses partenaires pour passer en mode pressing. Avec Gana Guèye, son ancien partenaire à Diambars, le sociétaire de Galatasaray en Turquie a été monstrueux dans l’entrejeu. Même s’il a manqué de jambes lors des derniers matchs comme le jour de la finale, «Pan» reste un maillon essentiel pour les prochaines échéances.
Krépin Diatta (Fc Bruges)
Malgré son jeune âge (20 ans), Krépin Diatta n’a pas froid aux yeux. D’ailleurs, Aliou Cissé n’a pas hésité à le jeter dans le bain dès le premier match des Lions contre la Tanzanie. Une des révélations du tournoi et doté d’une bonne touche de balle, le sociétaire du Fc Bruges, en Belgique, peut se réjouir de sa première campagne africaine. Après les U20, il a désormais confirmé sa place au sein de l’équipe A. il reste juste à continuer à apprendre auprès de certains comme Sadio Mané ou encore Gana Guèye pour devenir l’un des meilleurs du continent.
Sadio Mané (Liverpool)
Vainqueur de la Ligue des Champions et co-meilleur buteur de la Premier League avec 22 réalisations, Sadio Mané était très attendu dans cette présente édition de la Can. L’enfant de Bambali aura répondu avec trois réalisations à son compteur. Malheureusement, l’attaquant des Reds n’a pas pu offrir au Sénégal sa première Coupe d’Afrique des Nations. Conscient de l’attente des Sénégalais et de l’espoir qui repose sur ses épaules, il aura à cœur de rejouer la prochaine Can, au Cameroun. Avec cette fois-ci, le défi de ne pas perdre une seconde finale de suite. Un pari qu’il a déjà réussi avec son club, Liverpool.
Cheikhou Kouyaté (Crystal Palace)
En digne capitaine, Cheikhou Kouyaté a su saisir sa chance, lorsque le sélectionneur, Aliou Cissé, a fait appel à lui après la blessure de Salif Sané. Malgré un début poussif contre l’Ouganda, il a vite rassuré les Sénégalais en complicité avec Koulibaly dans l’axe même si ses relances n’étaient pas si propres. Il a juste connu un petit passage à vide face à l’Algérie lors de la deuxième journée et aussi en finale où il n’est pas exempt de reproche sur le but algérien. Aliou Cissé peut encore compter sur ses services pour le futur, même si des jeunes comme Pape Abdou Cissé frappent à la porte.

LES FLOPS
Mbaye Niang (Rennes)
La Can 2019 n’aura pas été un fleuve tranquille pour Mbaye Niang. Titularisé durant tout le tournoi, l’attaquant rennais n’a jamais su trouver ses marques pour sa première campagne africaine. Aucun but inscrit en sept matchs. Incompréhensible pour celui qui a souvent trouvé le chemin des filets en club et avec la sélection. Une situation que le sélectionneur, Aliou Cissé, a su gérer à sa manière durant toute la compétition. L’ancien du Fc Torino a cependant beaucoup pesé sur les défenses adverses. Mais à la décharge de Aliou Cissé, ses suppléants Mbaye Diagne et Moussa Konaté n’ont rien promis.
Ismaïla Sarr (Rennes)
Très intéressant sur son côté droit, Ismaila Sarr n’a pas vécu une Can facile. Diminué par les blessures, l’attaquant rennais a tenté des choses mais sans succès. Il a néanmoins inscrit un but. Souvent victime de fautes, le Rennais gagnerait à muscler davantage son jeu et à user de sa vitesse.
Diao Keïta Baldé (Inter Milan)
S’il n’a pas eu beaucoup de temps de jeu, Diao Keïta Baldé a du mal à s’imposer dans cette équipe sénégalaise. Malgré son talent et sa vitesse, ses prestations avec les Lions sont encore en deçà de sa valeur. Ce qui risque un jour de lui coûter sa place au sein de la Tanière. Surtout que derrière, des jeunes frappent aux portes de la sélection.
Moussa Wagué (Fc Barcelone)
Il n’aura joué que deux matchs dans ce tournoi avant de regagner le banc de touche. Auteur d’un assez bon match contre la Tanzanie, malgré quelques erreurs, Moussa Wagué du Fc Barcelone a finalement eu du mal à suivre le rythme des matchs. Surtout face à l’Algérie où il a été très décevant sur son côté droit avant d’être finalement remplacé par Lamine Gassama pour la suite.
Mbaye Diagne (Gala­ta­saray)
Mbaye Diagne aurait certainement espéré avoir plus de temps de jeu. En concurrence avec Mbaye Niang, finalement il ne s’est contenté que de quelques bouts de matchs. Souvent trop brouillon, il a fait tout son possible pour aider l’équipe. Mais sans succès.
Moussa Konaté (Amiens)
A l’image des remplaçants, Moussa Konaté n’a pas eu aussi beaucoup de temps de jeu dans cette Can. Insuffisant pour espérer gagner une place de titulaire devant le rennais, Mbaye Niang, et aussi devant Mbaye Niang. Il a grillé ses cartouches contre l’Ouganda où il a été décevant bien qu’entré en cours de jeu.

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