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En présidant hier la cérémonie de remise du grand Prix du chef de l’Etat pour l’enseignant, M. Macky Sall a rappelé l’objectif de cette initiative qui consiste à valoriser la fonction enseignante.

La cérémonie de remise du grand Prix du chef de l’Etat pour l’enseignant a été une occasion pour le président de la Répu­blique de montrer son engagement pour la revalorisation de la fonction enseignante. Macky Sall, qui tient à la crédibilité de ce prix, a exhorté le jury national «à maintenir et à renforcer au besoin les critères d’attribution du grand prix». Pour lui, «on n’est pas obligé de le délivrer chaque année». «S’il n’y a pas d’enseignant qui atteint les conditions fixées par le décret, le prix n’est pas décerné», a-t-il rappelé aux membres du jury. D’après le Président Sall, ce prix illustre son ambition de faire de l’enseignant «le premier acteur, le premier bâtisseur de qualité». «Au-delà de la formation, du niveau académique requis, l’enseignant doit être un vecteur de pensée, de créativité, il doit surtout être doté du sens de la communication et de la collaboration», a-t-il dit. A l’en croire, c’est dans ce cadre que des réformes ont été entreprises «dans le recrutement des élèves-maîtres, professeurs» et des dispositions prises pour la formation continue. Parlant de la «professionnalisation de la fonction enseignante», il renseigne que «la part des enseignants non-fonctionnaires, appelés corps émergents, a considérablement baissé, passant de 65,40% en 2011 à 28% en 2018». S’agissant des vacataires, il soutient que leur nombre «est passé de 7 785 en 2012 à seulement 86 en 2018». De même, le Président Sall souligne que «les volontaires au nombre de 9 038 en 2012 ont été tous intégrés, entraînant la suppression de ce corps». Pour lui, ces résultats montrent que «la valorisation de la fonction enseignante est devenue une réalité».

Création d’une fondation dédiée aux enseignants
Le président de la République est revenu par ailleurs sur les efforts qui ont été faits pour la satisfaction des revendications des syndicats d’enseignants. D’après lui, beaucoup d’actes ont été posés mais, souligne-t-il, «tout ne peut être supporté par les finances publiques». La trouvaille du chef de l’Etat c’est «d’inventer d’autres mécanismes de financement». Le Président Sall demande ainsi «au gouvernement de réfléchir sur la possibilité de créer une fondation dédiée aux enseignants». Cela, renseigne-t-il, «en vue de concevoir au profit des adhérents un régime maladie complémentaire encore plus performant, de promouvoir un régime mutualiste, une agence de crédit permettant aux adhérents de faire face à des investissements futurs ; cela, avec des taux bonifiés». D’après Macky Sall, «cette fondation pourrait également poursuivre des objectifs d’aide à l’acquisition, à la construction de logements». «Toutes ces initiatives sont prises pour apporter une réponse à la nécessité absolue de restaurer l’enseignant dans son rôle de vecteur de connaissance, apte à conduire notre pays vers le progrès», a-t-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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