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Le nouveau coordonnateur du Forum civil estime qu’aucun mécanisme mis en place pour lutter contre le blanchiment de capitaux n’est totalement fiable. Birahim Seck présidait samedi, un séminaire de renforcement de capacités des journalistes sur ce fléau.

Aux yeux de Birahim Seck, de façon globale, aucun des mécanismes mis en place pour lutter contre le blanchiment de capitaux «n’est totalement fiable. Il suffit simplement de savoir la manière par laquelle on doit les utiliser pour les rendre beaucoup plus efficaces et efficients». Pour le nouveau coordonnateur du Forum civil, qui présidait samedi un séminaire de renforcement de capacités des journalistes sur le blanchiment de capitaux, le constat est là au niveau de l’espace Cedeao, il y a des instruments comme le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), au niveau de l’Uemoa également, il y a une nouvelle directive qui a été internalisée, voire transposée par certains pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) comme le Sénégal. Mais aussi, il y a d’autres instruments comme la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif). Toutefois, ce qui reste maintenant, selon M. Seck, «c’est faire en sorte que les citoyens puissent s’approprier tous ces instruments de lutte contre le blanchiment de capitaux et de renforcer la capacité des journalistes».
D’où l’intérêt de cet atelier qui s’est tenu du 12 au 13 octobre à Dakar. Durant ces 2 jours de formation, les participants ont reçu des cours liminaires des experts de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif), du Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’Ouest (Giaba), des universitaires et des membres de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) sur le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre le blanchiment d’argent. «Nous voulons vous amener à faire des investigations sur les véritables propriétaires des entreprises. On a commencé au niveau de l’Itie avec les industries extractives, mais nous, nous voudrions que cette divulgation de la propriété réelle soit étendue à l’ensemble des secteurs», a demandé Birahim Seck samedi aux journalistes.
mfkebes@lequotidien.sn

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